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    Moyen-Orient

    EI: l'Arabie saoudite rejette l'idée russe d'une coalition avec Damas

    media Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov (D) et son homologue saoudien Adel al-Jubeir se sont rencontrés à Moscou le 11 août 2015. REUTERS/Maxim Shemetov

    Y a-t-il une sortie de crise possible en Syrie après plus de quatre ans de conflit meurtrier ? La dernière initiative en date est celle de la Russie, qui a lancé en juin l'idée d'une nouvelle « coalition » pour lutter contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique. Après d'intenses discussions sur ce thème au cours des dernières semaines, l'idée a été rejetée par l'Arabie saoudite, à l'occasion de la visite ce mardi à Moscou du chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir.

    L'idée lancée par Vladimir Poutine en juin dernier consiste à former une coalition de pays décidés à lutter contre l'organisation Etat islamique. Pour Moscou, cet objectif commun doit permettre de réunir l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Irak, mais aussi le régime syrien de Bachar el-Assad.

    L'Arabie saoudite vient donc de dire « non » à ce plan russe. Le royaume rappelle qu'il fait déjà partie d'une coalition qui lutte contre le groupe Etat islamique — celle que dirigent les Etats-Unis — et estime toujours que Bachar el-Assad fait partie du problème et pas de la solution. A l'inverse, la Russie soutient toujours officiellement l'actuel pouvoir de Damas.

    Ces dernières semaines, beaucoup ont cru déceler un infléchissement de la position de la Russie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, l'un des dirigeants régionaux les plus ouvertement hostile à Bachar el-Assad, assurait il y a quelques jours que ce dernier était en train d'être « lâché » par Moscou, ce que rien ne vient confirmer à ce stade. Reste que la question syrienne fait actuellement l'objet d'une intense activité diplomatique. L'Iran — autre allié de Bachar el-Assad — assure qu'il a lui aussi élaboré « un plan » pour la Syrie.

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