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    Moyen-Orient

    Syrie-Irak: de plus en plus de Français meurent dans les rangs de l'EI

    media Un membre du groupe Etat islamique brandit un drapeau de son organisation, près de la frontière irako-syrienne. ALBARAKA NEWS / AFP

    Un jeune jihadiste français vient de mourir en Irak, a annoncé le groupe Etat islamique. Son nom de combat était Abou Miqdam. Notre confrère David Thomson, reporter à RFI et auteur du livre Les Français jihadistes, le connaissait personnellement. Il l'avait en effet interviewé de longues heures. Il confirme que pour un nombre grandissant de jihadistes français, le voyage en Syrie ou en Irak s'avère sans retour.

    Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, publié fin juillet et diffusé par le journal Le Monde, 910 Français sont partis faire le jihad, essentiellement en Syrie, depuis 2012. Quatre cents quatre-vingt-quatorze sont toujours sur place actuellement et 126 y ont perdu la vie. C'est le cas d'Abou Miqdam.

    Il faut dire que le taux de mortalité des recrues françaises a explosé ces derniers mois. « Les morts de Français ont augmenté à partir de l’année 2013, notamment avec le début des combats dans le nord d’Alep et dans la région d’Erésorp, surtout. Des combats entre groupes jihadistes, principalement entre Jabhat al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda, et l’Etat islamique » explique David Thomson, auteur du livre Les Français jihadistes.

    Face-à-face de « brigades rivales »

    Ce que l'on sait moins, c'est qu'il arrive que ces Français se retrouvent sur le terrain à combattre contre d'autres de leurs concitoyens. « Des Français, qui étaient partis ensemble, se sont retrouvés face-à-face, dans deux brigades rivales. C’est déjà arrivé à plusieurs reprises, c’est ce qui explique que certains soient morts. De plus en plus de Français sont morts dans ces combats », précise le journaliste de RFI, qui reconnaît aussi que « de plus en plus de Français sont morts également dans les frappes de la coalition ».

    Résultat, les batailles meurtières pour l'EI sont aussi les batailles dans lesquelles on comptabilise le plus de victimes étrangères, et notamment de ces combattants français. C'est le cas de la bataille de Kobane, durant laquelle des recrues françaises se sont opposées aux combattants kurdes. « L’Etat islamique n’a pas communiqué précisément, mais a perdu peut-être des milliers de combattants dans cette bataille. Et beaucoup de Français sont morts dans ces combats-là. Il y a de plus en plus d’opérations suicides également. Donc, tout cela concourt à un chiffre de morts français qui tourne autour de 130 morts, et qui est un chiffre élevé », rappelle David Thomson.

    Chronologie et chiffres clés
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