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    Moyen-Orient

    Le temple de Baalshamin dynamité: l'EI poursuit le saccage de Palmyre

    media Le temple de Baalshamin à Palmyre en Syrie, le 14 mars 2014. AFP PHOTO/JOSEPH EID

    Il y a moins d'une semaine, les jihadistes du groupe Etat islamique décapitaient l'ancien directeur des Antiquités de Palmyre, en Syrie, réputé dans le monde entier pour sa connaissance de ce site antique unique. Dimanche, l'EI a annoncé avoir fait exploser le temple de Baalshamin, un des sanctuaires les plus importants du site.

    Le temple de Baalshamin a été dynamité. Il est en grande partie détruit et l'impact de l'explosion a fait s'effondrer de nombreuses colonnes alentour. Les soubassements de ce monument, dédié au dieu du ciel phénicien, datent de l'an 17. Un siècle plus tard, il avait été considérablement embelli et agrandi par l'empereur romain Hadrien.

    Il s'agissait de l'un des sanctuaires les plus importants du site de Palmyre, en Syrie, où depuis le mois de mai, le groupe Etat islamique pille, tue et rase. L'art ancien et les statues sont considérés comme de l'idolâtrie par les jihadistes. Ces derniers avaient déjà médiatisé en juillet la destruction de la statue du lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre.

    Le musée transformé en prison

    Le musée est aujourd'hui transformé en tribunal et en prison. Des destructions de bustes funéraires ont également eu lieu en place publique devant des foules et des enfants convoqués au saccage de leur patrimoine. Au moins 20 personnes ont été tuées dans le théâtre antique, et 200 dans l'ensemble de la ville de Palmyre.

    Une nouvelle fois, la communauté internationale s'insurge devant le saccage de l'un des plus importants foyers culturels du monde antique, point de passage millénaire des caravanes entre le Golfe et la Méditerranée. Jusqu'en 2011, 150 000 touristes se pressaient chaque année pour visiter la ville aux mille colonnes et son extraordinaire nécropole.

    Des mouvements de résistance

    En juillet dernier, lorsque le groupe Etat islamique avait fait exploser le Lion d’Athéna, les jihadistes avaient également décapité l’ancien chef des Antiquités du site de Palmyre, Khaled Al-Assaad, âgé de 82 ans. Après lui, d’autres Syriens ont été tués en tentant de protéger ce patrimoine.

    « Un certain nombre de personnes originaires de la cité, qui ont été soit des élèves soit des disciples, ont organisé dans la cité une sorte de réseau de résistance qui a voulu, depuis la prise de Palmyre, sauvegarder les éléments les plus importants du site, notamment des statues, des statuettes », explique Mathieu Guidère, spécialiste des mouvements jihadistes.

    Une protection du patrimoine historique menée en parallèle à des activités de résistance face aux hommes du groupe Etat islamique, souligne le chercheur : « A chaque fois que l’EI a découvert des résistants ou des protecteurs de ces sites, il a procédé d’abord à l’exécution de ces individus, et ensuite à la destruction de la partie qu’ils protégeaient ou qu’ils voulaient protéger, car ils considéraient que c’était favorable aux forces du régime. »

    → À relire : Le patrimoine culturel, autre cible du groupe Etat islamique

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