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    Moyen-Orient

    Liban cherche président et éboueurs désespérément

    media Manifestants dans les locaux du ministère libanais de l'Environnement, à Beyrouth, le 1er septembre : ils exigent la démission du ministre alors que la capitale libanaise croule sous les déchets. REUTERS/Mohamed Azakir

    Ce mercredi 2 septembre, le pays du Cèdre tente de choisir son président. Vingt-sept tentatives, vingt-sept échecs depuis mai 2014. Aujourd’hui, les parlementaires se réunissent pour une 28e session avec ce même objectif : désigner un chef de l’Etat. Mais cette fois-ci, le contexte est différent. Depuis plusieurs jours, la révolte gronde et les Libanais sont en colère. Dans la rue, ils expriment leur dégoût de leurs responsables politiques. Le peuple en a marre de sa classe dirigeante et il le lui dit avec ce slogan : « Vous puez ».

    Ce slogan comme ce mouvement de contestation qui secoue actuellement le Liban, sont nés de la crise du ramassage des ordures ménagères. Depuis fin juillet les poubelles s’entassent dans les rues de Beyrouth. A l’image de sa capitale, qui croule sous les détritus, c’est tout le pays qui semble se transformer en décharge publique. Les odeurs sont nauséabondes sans parler des risques de maladies.

    Pour les Libanais trop c’est trop, il faut agir. Spontanément la société civile s’est organisée. La population a manifesté, des mouvements citoyens se sont créés. Et tous ont dénoncé l’inertie de l’Etat face aux problèmes du quotidien à savoir les coupures d’eau, d’électricité et désormais l’arrêt du ramassage des ordures. Toutes ces déconvenues cristallisent également un problème plus profond. Le rejet d’un système miné par le clientélisme et la corruption. Le week-end dernier des dizaines de milliers de Libanais sont descendus dans la rue. Ils ont lancé « vous puez » à leur classe dirigeante.

    Place des Martyrs à Beyrouth, Yann Delage, membre d’un mouvement citoyen a scandé ce slogan haut et fort. « Les revendications sociales tout comme la pression de la rue ne vont pas s’arrêter », assure le jeune Libanais. « Actuellement c’est le chaos. On ne sait pas qui fait quoi avec ce gouvernement. Les ministres ne travaillent pas. Ce système fait preuve d’échec depuis des années. Notre mouvement ne va pas lâcher l’affaire. Nous voulons la justice sociale » affirme Yann Delage, contacté par téléphone à Beyrouth.

    Face aux problèmes, la vacance du pouvoir…

    Depuis la fin du mandat de Michel Sleimane le 24 mai 2014, les Libanais ne sont pas parvenus à désigner un nouveau chef de l’Etat. Ce mercredi, le Parlement va faire une nouvelle tentative pour choisir un président mais encore une fois rien n’est garanti.
    « Au Liban comme toujours il faut des parrains étrangers pour régler les crises politiques, regrette Joseph Maïla, professeur de relations internationales à l’ESSEC. Ces parrains étrangers sont l’Arabie Saoudite qui soutient les sunnites et l’Iran qui soutient les chiites ». Ces deux grandes puissances régionales ne semblent pas disposées à trouver un compromis.

    Pour Joseph Maïla, le Liban peut très bien survivre à une énième crise politique mais le véritable problème est cet abandon dans lequel se trouve la population. « La désorganisation de la vie politique est à la limite moins importante que la désorganisation de la vie civile… Il n’y a même plus de service public pour ramasser les ordures qui sont en train de s’amonceler. Cela montre la profondeur du mal qui gangrène les institutions censées gérer le quotidien des Libanais et leurs besoins élémentaires » analyse l'expert.

    Le Printemps « des ordures » n’aura pas lieu

    En colère les manifestants ont d’abord scandé le fameux slogan des printemps arabes « Nous voulons la chute du régime » avant de se raviser et tenir des propos plus mesurés. Pour Yann Delage, du mouvement citoyen « vous puez », il est hors de question de déstabiliser davantage le pays en demandant par exemple le départ du Premier ministre Tammam Salam. « Nous ne voulons pas renverser le gouvernement ou changer totalement de système. Nous voulons juste revendiquer nos droits », explique-t-il.  Le collectif citoyen auquel il appartient exige cependant le départ du ministre de l’Environnement. Mohammad Machnouk avait jusqu’à mardi soir pour donner sa démission.

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