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    Moyen-Orient

    Syrie: questions autour d'une plus grande implication militaire russe

    media Le ministre syrien des Affaires étrangères, Wallid Mouallem (de dos) face à Vladimir Poutine (d) et Sergueï Lavrov, à Moscou, le 29 juin 2015. REUTERS/Alexei Nikolsky/RIA Novosti/Kremlin

    La Russie a admis la livraison de matériel de guerre et la présence de personnels militaires en Syrie, mais elle a nié l'engagement de troupes dans des combats au sol ou dans les airs. De nombreuses sources font état, toutefois, d'une plus grande implication de la Russie dans la guerre aux côtés du régime syrien.

    Les informations sur un accroissement de la présence militaire russe en Syrie proviennent aussi bien de responsables américains et européens que de sources proches du régime syrien, rapporte notre correspondant à Beyrouth Paul Khalifeh. La Russie, elle, dément une plus grande implication, mais confirme la livraison de matériel militaire.

    Il s'agit, selon le ministre russe des Affaires étrangères, de pièces d'artillerie, de lance-grenades et d'engins blindés, livrés en vertu des contrats conclus il y a parfois plus de trente ans entre les deux pays. Des sources proches du régime syrien indiquent que l'armée syrienne a effectivement reçu récemment des dizaines de véhicules blindés BTR 82 A et des camions Ural. La diplomatie russe a également confirmé la présence de conseillers et d'instructeurs militaires.

    Nouvelle base navale ?

    Mais au-delà de cette aide classique, des informations font état de l'agrandissement par le génie russe de la piste de l'aéroport militaire de Lattaquié sur la Méditerranée, et l'installation d'unités de logement préfabriquées. D'autres rumeurs affirment que des spécialistes russes auraient visité la ville côtière de Jablé, pour étudier la possibilité d'y construire une nouvelle base navale, en plus de celle de Tartous, utilisée par la marine russe depuis 1971.

    Si ces informations se confirment, cela signifie que la Russie est en train de préparer la logistique nécessaire pour un renforcement de sa présence militaire en Syrie, sur les plans qualitatif et quantitatif, au nom de la lutte contre le terrorisme.

    Moscou dément un renforcement militaire

    Depuis une semaine les responsables russes répètent à l'envi que Moscou ne renforce pas son dispositif militaire en Syrie, rappelle notre correspondante à Moscou Muriel Pomponne. Mais ils répètent également qu' une évolution n'est pas exclue, sous certaines conditions, comme l'a expliqué jeudi 10 septembre le ministre russe des Affaires étrangères.

    « Nous n'avons jamais fait un secret de notre présence militaire, a martelé Sergueï Lavrov. Actuellement la Russie n'entreprend aucun pas supplémentaire. S'il y en a besoin, nous agirons en conformité avec la loi russe, en totale conformité avec le droit international et nos engagements et exclusivement à la demande et avec l'accord du gouvernement syrien. »

    Il reconnaît la présence de militaires russes en Syrie, mais assure que ce ne sont que des instructeurs. « Il y a des militaires russes en Syrie, ils y sont depuis plusieurs années. Leur présence là-bas est conditionnée par des livraisons d'armes à l'armée syrienne, qui porte le principal fardeau dans la lutte contre le terrorisme représenté par l'Etat islamique et autres groupements extrémistes. Les avions qui sont envoyés par la Fédération de la Russie vers la Syrie transportent des équipements militaires conformément à nos contrats, et de l'aide humanitaire. »

    Ainsi, les avions russes qui n'ont pas été autorisés à survoler la Bulgarie pouvaient contenir des armes, contrairement à ce que Moscou avait affirmé dans un premier temps. D'après un journal russe, il s'agirait d'armes légères, de lance-grenades, de véhicules blindés et de transports de troupes. La Syrie aurait payé des missiles S300 que Moscou a finalement refusé de lui livrer.

    à (re)lire : Des soldats russes ont-ils été envoyés en Syrie ?

    lire aussi la revue de la presse du jour : Syrie, les troublantes manœuvres de Poutine

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