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    Moyen-Orient

    Turquie et Russie dans une ère glaciaire: les dossiers qui fâchent

    media Le dôme de la nouvelle Grande mosquée à Moscou inaugurée par Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan en Russie, le 24 Septembre 2015. REUTERS/Maxim Shemetov

    Présents lors de l’inauguration de la grande Mosquée de Moscou le 23 septembre dernier, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ne se sont pas adressé la parole. En cause, les désaccords qui s’accumulent entre les deux hommes. Dans sa décision d'intervenir en Syrie, Moscou devra pourtant prendre en compte le point de vue de la Turquie, un acteur régional important.

    De notre correspondante à Moscou,

    Le différend le plus récent entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan porte sur leur relation avec Damas. La Turquie soutient les groupes rebelles depuis le début du conflit syrien. La position du président Erdogan, qui cherche à avoir un rôle de leader auprès des sunnites et au Moyen-Orient, a ainsi peu changé, malgré l’évolution des groupes rebelles vers un islamisme radical. Le régime de Bachar el-Assad peut, en revanche, compter sur le soutien de Moscou, qui lui apporte une aide militaire massive.

    L’Arménie est le deuxième point de friction entre les deux Etats. Moscou reconnaît le génocide perpétré par la Turquie en 1915 contre les Arméniens, génocide qui n’a, pour l’heure, jamais été reconnu par Ankara. Les Russes ont toujours été les protecteurs de l’Arménie. Ils entretiennent aujourd’hui encore des troupes dans ce pays. La Turquie, elle, est proche de l’Azerbaïdjan, pays turcophone, avec lequel l’Arménie est en conflit larvé.

    Kurdes contre Tatars

    La Russie et la Turquie soutiennent chacun une minorité en opposition avec le gouvernement central dans l’autre pays. Ainsi le président turc Erdogan se pose en protecteur des Tatars de Crimée, musulmans turcophones. Ankara a donc accueilli en août dernier le congrès mondial des Tatars.

    Les Russes, eux, ont toujours entretenus de bonnes relations avec les Kurdes, en se gardant, toutefois, de se mettre à dos la Turquie, l’Irak et l’Iran. Vladimir Poutine a déclaré lundi 28 septembre à l’ONU qu'il voulait inclure les Kurdes dans son alliance anti-terroriste en Syrie. Sur le plan économique, le projet russe de gazoduc passant par la Turquie a pris beaucoup de retard, en raison de désaccords entre les deux pays.

    Deux régimes qui se ressemblent pourtant

    Les deux pays, l’un au sud, l’autre au nord-est de la mer Noire, ont tous les deux la nostalgie de l’empire qu’ils étaient. Ils veulent contrôler ce que les Russes appellent «leur étranger proche», autrement dit, les pays voisins. Moscou se pose en protecteur des russophones, Ankara en protecteur des turcophones. Et les deux régimes, bien qu’étant officiellement laïcs, s’appuient fortement sur le clergé et la religion. Deux pays, enfin,  dirigés par de fortes personnalités.

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