GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Dimanche 25 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    L'aviation russe a commencé ses bombardements en Syrie

    media Des avion de guerre russe MIG-29, sur une base aérienne en mars 2015. AFP PHOTO / SERGEY VENYAVSKY

    La Russie a mené ses premiers bombardements dans la région de Homs, ce mercredi matin. L'opération a été menée en coopération avec l'armée syrienne fidèle à Bachar el-Assad. L'annonce, confirmée par Moscou à la mi-journée, intervient après un vote au Parlement russe, dans la matinée, en faveur d'une intervention militaire uniquement aérienne. L'objectif affiché est de soutenir le président syrien Bachar el-Assad dans sa lutte « contre le terrorisme et l'extrémisme ».

    Les forces armées russes basées en Syrie ont mené leurs premières opérations de bombardement près de Homs, une ville en partie tenue par des rebelles syriens. Les militaires russes déployés en Syrie pour soutenir le régime de Bachar el-Assad avaient prévenu les Américains, à la tête de la coalition internationale qui mène des bombardements en Syrie depuis plus d’un an, selon un responsable de la défense des Etats-Unis.

    Opération conjointe avec l'armée syrienne

    Ces opérations ont été menées « conformément à la décision du commandant en chef des forces armées Vladimir Poutine », a précisé à des agences de presse russes le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense. « Nos avions ont mené une opération aérienne et réalisé des frappes de précision sur des cibles au sol des terroristes du groupe Etat islamique en Syrie », a-t-il expliqué. Les cibles de ces bombardements ont été des « équipements militaires » et des « stocks d'armes et de munitions » du groupe EI.

    L’opération a été menée en collaboration avec l’armée syrienne. Selon une source au sein des services de sécurité syrien citée par l’Agence France-Presse, « les avions russes et syriens ont mené aujourd'hui plusieurs raids contre des positions terroristes à Hama, Homs et Lattaquié ».

    « Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international - en Syrie comme sur les territoires voisins - est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils contrôlent et ne pas attendre qu'ils arrivent chez nous », a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, au cours d’une intervention télévisée quelques minutes après la confirmation de ces premières frappes russes en Syrie.

    Mais selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, les frappes russes n'auraient pas visé le groupe Etat islamique.

    Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi, le président russe avait, de nouveau, plaidé pour une coopération directe avec le régime syrien. « Nous pensons que c'est une énorme erreur de refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et ses forces armées, qui tiennent courageusement tête au terrorisme », a-t-il déclaré hier mardi pour défendre le projet de résolution allant dans ce sens déposé par Moscou devant le Conseil de sécurité.

    Accord rapide au Parlement russe

    De fait, les évènements se sont accélérés ces dernières heures. Le Kremlin a présenté ce mercredi matin une requête devant la Chambre haute du Parlement russe. Celle-ci a été adoptée à l'unanimité par le Conseil de la Fédération dans la foulée. Quelques heures plus tard, Moscou a confirmé avoir mené ses premières frappes.

    L'autorisation votée par les sénateurs russes ne concerne que le recours à la force aérienne, et non l'intervention de troupes au sol, relate notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. La précision a été clairement donnée par le chef de l'administration présidentielle Sergueï Ivanov ce mercredi à Moscou : « Il s’agit exclusivement d’une opération des forces aériennes de la Fédération de Russie. Comme l’a déjà dit notre président, le recours à des troupes au sol sur le théâtre des opérations militaires est exclu. L’objectif militaire de cette opération est d’assurer exclusivement un soutien aérien aux forces gouvernementales syriennes dans leur lutte contre l’organisation Etat islamique. »

    Moscou répond à une demande de Damas

    M. Ivanov explique que l'initiative répond à une demande du président syrien. Ce dernier a d'ailleurs confirmé l'information par communiqué : « Les forces aériennes russes ont été envoyées en Syrie à la suite d'une demande de l'Etat syrien par le biais d'une lettre de M. Assad (...) dans le cadre de l'initiative du président Poutine pour lutter contre le terrorisme », nous informe Damas, tandis que le Kremlin a présenté les contours et les objectifs de l'opération russe en Syrie : « Il s'agit exclusivement des intérêts nationaux de la Russie. Le nombre de citoyens russes qui se rangent du côté de l’organisation terroriste Etat islamique grandit d’heure en heure. On parle déjà de milliers de Russes, dont une partie est déjà revenue sur le territoire russe », explique le chef de l'administration présidentielle.

    Faute de résolution des Nations unies, Moscou légitime donc son intervention en Syrie par une demande des autorités légales syriennes et par ce vote au Parlement russe. Pour Vladimir Poutine, il s'agit encore de présenter Bachar el-Assad comme le représentant légitime de la Syrie, et de faire entrer l'action des Russes dans un cadre institutionnel. Il s'oppose à la démarche occidentale d'intervention en dehors d'un accord avec Damas. Les avions russes vont donc pouvoir entrer officiellement en action. Quelles seront les cibles ? La question reste ouverte. « Le principal objectif est la lutte contre le terrorisme et le soutien aux autorités légitimes de Syrie dans le combat contre le terrorisme et l'extrémisme », a déclaré le porte-parole du Kremlin. Une formule ambigüe.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.