GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 23 Juin
Vendredi 24 Juin
Samedi 25 Juin
Dimanche 26 Juin
Aujourd'hui
Mardi 28 Juin
Mercredi 29 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Syrie: le pilonnage de l'aviation russe bat désormais son plein

    media Des membres de la défense civile interviennent sur les lieux d'un bombardement russe, ce jeudi 1er octobre, dans la province d'Idleb. REUTERS/Khalil Ashawi

    Ce jeudi 1er octobre, pour la deuxième journée consécutive, l'aviation russe mène des frappes aériennes en Syrie. Selon des sources libanaises, une intervention au sol de Damas et de ses alliés serait imminente. L'implication russe est source de tensions diplomatiques entre Moscou, qui affirme que ses frappes visent le groupe Etat islamique, et les Occidentaux, qui accusent la Russie de s’attaquer aux rebelles modérés, principaux opposants à Bachar el-Assad.

    Depuis mercredi matin, des avions russes multiplient les raids en Syrie. Il y aurait eu des dizaines de frappes, ce jeudi matin, dans le nord-ouest du pays, sur une ville où, pourtant, on ne signale aucune présence des jihadistes du groupe Etat Islamique. Il y a en revanche des combattants se revendiquant d'al-Qaïda et d'autres rebelles.

    Cible principale : un fief de rebelles alliés à al-Nosra

    Jisr al-Choughour, une ville située dans le nord-ouest de la Syrie à 50 kilomètres du fief du régime de Lattaquié, est aux mains d'un groupe connu sous les nom d'« Armée de la conquête » depuis plusieurs mois. Ce groupe rebelle a revendiqué la prise de contrôle de cette ville située dans la province d’Idleb en avril dernier, infligeant au passage une sévère défaite aux forces de Damas.

    Certains membres de l'Armée de la conquête (Jaish al-Fatah, en arabe) combattent sous la bannière du Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda. D'autres se revendiquent d'Ahrar al-Sham, d'obédience salafiste, mais qui se veut plus modéré. L'alliance de l'Armée de la conquête est à la fois opposée à Bachar el-Assad et à l’organisation Etat islamique. Ils représentent une menace très sérieuse pour le régime de Bachar el-Assad, et pour son allié russe, qui a déployé hommes et matériels à l'aéroport de Lattaquié, tout proche. Tout récemment, début septembre, des combattants se revendiquant du Front al-Nosra ont ainsi pris le contrôle d'une base aérienne, au terme de deux ans de siège, actant ainsi leur prise de contrôle sur la province d'Idleb.  

    Vers une opération au sol ?

    Pas moins de trente frappes aériennes russes ont visé cette alliance rebelle, ce jeudi 1er octobre dans la matinée. Les avions russes ont mené des raids ciblés dans plusieurs autres provinces, notamment Hama. Ces frappes sont menées depuis mercredi, en coordination avec l’armée syrienne loyaliste.

    A Damas, l’heure de la revanche semble donc avoir sonné. Après des années de déroute, de défaites cuisantes sur le terrain, les responsables se réjouissent désormais et annoncent « un grand changement » dans le cours du conflit syrien. Désormais, l'armée fidèle au régime avance et peut compter sur un allié de taille. L’aviation russe est puissante, et elle dispose de matériels de surveillance de pointe.

    Par ailleurs, selon des sources au sein des forces de sécurité libanaises, citées par l'agence Reuters, une opération au sol de grande ampleur serait imminente, et impliquerait les alliés étrangers de Bachar el-Assad, qui combattent actuellement aux côtés de l'armée loyale à Damas.

    Les frappes ont visé des groupes « armés et entraînés par la CIA »

    Le Pentagone, comme la diplomatie française, émet des doutes sur les cibles visées. Mais pour l’instant, aucun porte-parole officiel ne veut confirmer ou infirmer que les frappes russes visent l'opposition à Bachar el-Assad, et non les jihadistes de l'Etat islamique. « Je reste prudent, mais il semble qu'ils [ les Russes] ont bombardé des zones ou les terroristes de l'Etat islamique n'étaient vraisemblablement pas présents, et c'est bien le problème de leur stratégie », a déclaré Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense.

    Pour lui, « l'une des raisons pour lesquelles la position russe est contradictoire, est qu'ils ont vraisemblablement frappé des cibles où les terroristes de l'Etat islamique ne sont pas présents, alors que d'autres sont présents ». Une stratégie qui, selon Ashton Carter, « risque inévitablement d'envenimer la guerre civile en Syrie ».

    Le sénateur américain John McCain, lui, se fait plus explicite. « Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l'Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA », a-t-il affirmé sur CNN

    Photo prise par un avion en Syrie mercredi 30 septembre et délivrée par le ministère russe de la Défense le lendemain. REUTERS/Ministry of Defence of the Russian Federation/Handout

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.