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    Frappes russes en Syrie: Lavrov dénonce l'«hypocrisie» des Occidentaux

    media Le ministre russe des Affaires étrangères a balayé les critiques occidentales et affirmé à l'ONU que la Russie visait «l'EI, al-Nosra et d'autres groupes terroristes», comme, selon lui, les frappes de la coalition internationale. REUTERS/Andrew Kelly

    La Russie a mené jeudi 1er octobre, pour la deuxième journée consécutive, des raids en Syrie. Mais contre quels groupes armés ? La Russie affirme combattre le groupe Etat islamique et d'autres groupes extrémistes, mais les Américains la soupçonnent surtout de se préoccuper du maintien au pouvoir de Bachar el-Assad. A New York, où se déroule l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé jeudi ce qu'il appelle « l'hypocrisie » de l'Occident.

    Droit dans ses bottes, Sergueï Lavrov balaye une à une toutes les suspicions sur les frappes de l'armée russe en Syrie, rapporte notre envoyée spéciale à New York, Anne Corpet. Les cibles visées ? Ce sont les mêmes que celle de la coalition, affirme-t-il. L'offensive russe ? Elle est menée conformément au droit international puisqu'elle répond à la demande du gouvernement syrien, contrairement à celle de la coalition qui n'a aucun mandat des Nations unies pour agir, note-t-il. Les raids de ces deux derniers jours visent aussi bien l'organisation Etat islamique que les autres groupes terroristes, affirme en fait Moscou. Une version que conteste néanmoins Washington.

    Selon l'influent sénateur américain John McCain, les bombardements russes ont visé mercredi des rebelles entraînés et financés notamment par la CIA pour combattre le groupe Etat islamique. Jeudi, Jean-Yves Le Drian a pointé de son côté qu'aucune frappe n'avait visé le groupe EI. La Turquie a exprimé jeudi ses préoccupations, soulignant que ces informations, si elles étaient confirmées, risqueraient de renforcer le chaos syrien. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a quant à lui dénoncé l'absence de coordination de Moscou avec la coalition. Une situation qui pourrait entraîner des incidents entre les intervenants, affirment en outre certains experts.

    A l'ONU, Moscou a proposé une résolution antiterroriste associant le régime syrien. Un projet qui sera fort probablement rejeté par Washington, Paris et Londres, qui excluent toute coopération avec le président Bachar el-Assad. Et à propos de la coopération de Moscou avec Damas, le ministre russe rétorque : « Je trouve que c'est très hypocrite. Le gouvernement syrien était parfaitement légitime quand nous nous sommes tous mis d'accord pour débarrasser la Syrie de ses armes chimiques. Je ne comprends pas : lorsqu'on a obtenu le retrait des armes chimiques, on a tous dû coopérer avec ce gouvernement légitime, mais pour nous battre contre le terrorisme, il ne faut pas coopérer avec ce régime ? »

    Sergueï Lavrov estime que sans la présence de l'armée syrienne au sol pour soutenir l'action des raids aériens, toute offensive contre le groupe Etat islamique est vouée à l'échec. Mais il se déclare néanmoins très intéressé par une coopération avec les forces de la coalition. Une rencontre entre militaires russes et américains est prévue très rapidement et Vladimir Poutine discutera de la situation en Syrie avec François Hollande et Angela Merkel ce vendredi, en marge d'un sommet sur l'Ukraine à Paris. Pour le président François Hollande, qui doit s'entretenir ce vendredi à Paris avec Vladimir Poutine, Moscou doit « viser Daech et pas d'autres groupes ».

    → à lire aussi sur le même sujet la Revue de la presse du jour : Syrie, l'offensive Poutine

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