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    Moyen-Orient

    Kurdes: la Turquie reconnaît avoir bombardé le PYD en Syrie

    media Recep Tayyip Erdogan, à Bruxelles, le 5 octobre 2015.

    C'est une première depuis le début de la guerre en Syrie : la Turquie a reconnu avoir effectué des bombardements non pas contre les positions de l'organisation Etat islamique, mais contre celles des combattants kurdes de Syrie. Ankara affirme avoir procédé à ces frappes pour empêcher les milices kurdes syriennes de progresser à l'ouest de l'Euphrate. La Turquie s'inquiète en effet des succès militaires des Kurdes de Syrie et veut empêcher les milices du PYD d'étendre leur territoires dans le nord du pays.

    Cela fait des mois que la Turquie s'inquiète de la progression vers l'ouest des milices kurdes de Syrie. Et de fait, depuis la prise de Tal-Abyad en juin dernier, la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD) ne cache plus son intention de relier les différentes territoires sous son son contrôle. Pour Ankara, il s'agit là d'une ligne rouge à ne pas franchir, parce que le PYD, principal mouvement kurde de Syrie, est considéré comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc, et parce que la Turquie veut éviter à tout prix d'assister à la formation d'un Etat kurde autonome dans le nord de la Syrie.

    En passant des paroles aux actes, et en bombardant les positions tenues par les Kurdes de Syrie, la Turquie adresse un message de fermeté au PYD bien sûr, mais aussi à ses alliés américains. Washington considère en effet les miliciens kurdes de Syrie comme un allié indispensable, sur le terrain, contre l'organisation Etat islamique. Un allié d'autant plus précieux que la Russie s'est mise à son tour à le courtiser ; de nombreux contacts ont eu lieu ces dernières semaines, entre Moscou et des représentants du PYD, ce qui n'a pas manqué, là encore, de provoquer la colère de la Turquie.

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