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    Moyen-Orient

    Syrie: des ONG accusent les rebelles d'utiliser des boucliers humains

    media Rebel fighters carry their weapons as they take positions in the town of … Des rebelles de l'Armée syrienne libre prennent position dans la commune de Kafr Nabudah à Hama, le 31 octobre 2015. REUTERS/Ammar Abdullah

    Des groupes de la rébellion syrienne accusés d'utiliser des civils de confession alaouite et des soldats du régime syrien comme boucliers humains. Selon plusieurs sources, dont une vidéo mise en ligne par les rebelles sur internet, les détenus ont été placés dans des cages en fer sur des places publiques situées dans la région de la Ghouta, non loin de Damas. Objectifs des groupes rebelles : empêcher le régime syrien de bombarder la région, une pratique jugée injustifiable par les organisations de défense des droits de l'homme.

    Ce sont des images mises en ligne par un site proche de la rébellion syrienne. On y voit des détenus transportés dans des cages en fer à l'arrière d'un camion. Ces hommes et ces femmes sont des soldats syriens et des civils accusés d'être proches du régime. Sur la vidéo, les rebelles affirment vouloir utiliser ces détenus comme bouclier humain pour empêcher les bombardements aveugles du régime syrien. Or, aux yeux de l'ONG Human Rights Watch, rien ne peut justifier une telle pratique.

    Nadim Houry, directeur adjoint Afrique et Moyen-Orient de Human Rights Watch 04/11/2015 - par Daniel Vallot Écouter

    « Ces détenus sont en train d'être utilisés comme des otages, donc même s'ils ne sont pas utilisés comme boucliers pour protéger des cibles militaires spécifiques, même si c'est pour protéger d'autres civils, le droit international considère cela comme un crime de guerre, rappelle Nadim Houry directeur adjoint Afrique et Moyen-Orient de l'ONG. La deuxième violation est par rapport à l'humiliation et le traitement qui dégradent la dignité humaine en montrant ces détenus dans des cages et en les faisant parader d'une manière qui viole la dignité humaine. Les lois de la guerre sont catégoriques là dessus. »

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, les rebelles qui ont décidé d'utiliser ces boucliers humains appartiennent au groupe Jaïch al-Islam, considéré comme la faction la plus importante de la rébellion dans le secteur de la Ghouta orientale. Cette région est située à l'est de Damas et fait l'objet de bombardements particulièrement meurtriers de la part du régime syrien. Vendredi dernier, au moins 70 personnes ont été tuées dans une attaque aérienne sur un marché de Douma.

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