GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 23 Juin
Vendredi 24 Juin
Samedi 25 Juin
Dimanche 26 Juin
Aujourd'hui
Mardi 28 Juin
Mercredi 29 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Crash dans le Sinaï: un coup dur pour le tourisme en Egypte

    media La station balnéaire de Charm el-Cheikh. Wikipedia

    Alors que l'éventualité qu'il y ait eu une bombe dans l'avion russe qui s'est écrasé dans le Sinaï samedi dernier est évoquée par certains, notamment Barack Obama, la suspension des vols vers Charm el-Cheikh de quelques compagnies aériennes est un coup dur pour le tourisme en Egypte.

    Les autorités britanniques, qui jugent « probable », l'implication du groupe Etat islamique dans la catastrophe, ont suspendu tous les vols britanniques au départ ou à destination de l'aéroport égyptien de Charm el-Cheikh, par «précaution» et rapatrient leurs touristes en Egypte : le Foreign Office a annoncé qu’il commencera à rapatrier les 20000 Britanniques se trouvant dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh. Un vrai pont aérien de la mer Rouge vers l’Angleterre va être mis en place et les mesures de sécurité à l’aéroport de Charm el-Cheikh ont elles été renforcées à la demande des Anglais qui ont dépêché des experts sur place, rapporte notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti.

    La mer Rouge principale destination des Anglais

    Les Anglais étaient en passe de devenir les premiers touristes occidentaux d’ici la fin de l’année. Durant la première moitié de 2015, le tourisme anglais avait enregistré une croissance de 15% et les professionnels égyptiens du tourisme espéraient atteindre les deux millions d’Anglais en 2016. Les choses allaient si bien que, depuis septembre, mer Rouge était, en effet, la destination principale des Anglais.

    Les voyagistes égyptiens craignent que la décision anglaise fasse boule de neige et que les touristes de toutes nationalités commencent à éviter l’Egypte.

    La Lufhtansa aussi

    La compagnie aérienne allemande a suivi l'exemple de ses homologues britanniques, irlandais et néerlandais. Comme d'autres compagnies allemandes, Lufthansa ne survole plus depuis le week-end dernier la péninsule du Sinaï. L'entreprise a décidé de suspendre deux vols hebdomadaires de ses filiales Edelweiss et Eurowings à destination de Charm el-Cheikh et elle va organiser, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, le rapatriement de ses clients bloqués sur place, précise notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

    Les voyagistes allemands, eux, continuent de proposer des séjours à Charm el-Cheikh. La porte-parole de leur fédération a précisé que ses membres tenaient avant tout compte des recommandations du ministère des Affaires étrangères qui n'a pas pour l'instant enjoint ses compatriotes d'effectuer un tel voyage ce qu'a fait en revanche le gouvernement britannique. Berlin recommande simplement de prendre contact avec son voyagiste ou sa compagnie aérienne. Deux mille Allemands se trouvent actuellement à Charm el-Cheikh et dans les environs. Cette destination est plutôt favorisée par les Britanniques et les Russes.

    La France et la Belgique quant à elles « déconseillent » à leurs ressortissants d'aller à Charm el-Cheikh sauf « raison impérative ». Les touristes russes, très présents en Egypte, annulent eux aussi leurs réservations.

    Une industrie du tourisme mal en point

    Ce serait le coup de grâce pour une industrie très mal en point : en 2010, année record, près de 15 millions de touristes ont visité l’Egypte et dépensé plus de 12 milliards de dollars. En 2013, suite aux désordres politiques, les touristes étaient moins de 10 millions. Si le nombre de touristes a connu une légère augmentation depuis lors, les recettes restent faibles. Moins de quatre milliards de dollars pour le premier semestre 2015. Mais le plus grave c’est que cette industrie fait vivre directement ou indirectement près de 15 millions d’Egyptiens et pèse 12% du PIB de l'Egypte et 15% de ses recettes de devises.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.