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    Moyen-Orient

    L’Irak au bord de la guerre civile

    media Femmes et enfants sunnites fuyant la ville de Ramadi arrivant dans les faubourgs de Bagdad, le 19 mai 2015. REUTERS

    L'Institut de recherches du Moyen Orient (Middle East Research Institute) a organisé du 3 au 5 novembre 2015 un forum à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Le but de cette organisation indépendante est de créer un espace de dialogue entre différentes personnalités politiques et chercheurs, sur l’avenir de l’Irak. Depuis l'offensive éclair de l'Etat islamique à l'été 2014, l'Irak est en lutte contre l'organisation terroriste. Il doit également faire face à la crise humanitaire qui en découle. Le tout sur fond de graves divisions internes.

    L’Irak est au bord de la guerre civile, c'est le constat de Brendan O’Leary, professeur de Sciences politiques à l’Université de Pennsylvanie. «L’armée nationale s’est effondrée, a expliqué le chercheur, laissant la place, aux milices chiites et sunnites. Le budget de l’Etat est au plus bas. La corruption dévore les institutions».

    L’Irak divisée, découpée, morcellée

    «La Constitution créée en 2005 après la chute de Saddam Hussein est aujourd’hui un document de dispute plus que de réconciliation», a ajouté Barham Salih, ancien premier ministre du Kurdistan irakien. Face à ces réalités la question d’une division du pays est plus que jamais présente dans l’esprit des politiciens. Le conseiller à la présidence irakienne, Farhad Alhaadin, s’est prêté au jeu : il a présenté une carte de l’Irak découpée en trois morceaux. Au Nord, le Kurdistan aujourd'hui déjà, région autonome, au sud le Chiistan et au centre le Sunnistan. «Mais alors qui ferait partie du Sunnistan ?» demande Farhad Alhaadin. « Les sunnites de Ramadi? De Salhadinn? De Diala ? Tous répondent à différentes tribus, différents leaders. Et puis qu’adviendra-t-il de Kirkouk, cette région riche en pétrole revendiquée par le Kurdistan ?». Bref, la meilleure solution est encore un pays unifié selon le conseiller à la présidence. Surtout que l’Irak doit également lutter contre l’Etat islamique sur son territoire.

    Reprendre Mossoul

    «C’est justement la division de l’Irak et la corruption qui ont permis l’avancée de l’Etat islamique», affirme Sherwan Al-Waili, conseiller à la sécurité de la présidence irakienne. Aujourd’hui le seul vrai barrage à l’Etat islamique est la force kurde, les peshmergas. Malgré tout , «l’Etat islamique est tout de même en train de perdre», selon l’ambassadeur américain en Irak . Chacun des 52 pays de la coalition internationale a trouvé une manière de soutenir la lutte contre le groupe terroriste, explique Stuart Jones. Le prochain objectif : la reprise de Mossoul. Le vice Premier ministre du Kurdistan irakien est confiant. Le problème pour Qubad Talabani sera ensuite de stabiliser la deuxième ville du pays pour ne pas la perdre à nouveau.

    Les déplacés irakiens

    Les combats continuent et les premières victimes sont bien sûr les populations sur place. Ils sont trois millions sur les routes irakiennes, un dixième de la population du pays. La majorité d’entre eux a rejoint le nord de l’Irak, le Kurdistan irakien considérée aujourd’hui comme la région la plus sûre du pays. Devant les organisations internationales, ces familles n'ont pas le statut de réfugiés puisqu’elles n’ont pas franchi de frontières. Elles ne bénéficient donc pas des mêmes aides que leurs voisins syriens réfugiés aussi au Kurdistan irakien. «Dans certaines régions, nous avons vu des Syriens collecter des biens pour les offrir à leurs compagnons de galère irakiens», témoigne le ministre du planning du Kurdistan. La région autonome de 5 millions d’habitants peine à venir en aide aux plus de 2 millions de réfugiés et déplacés. «Les Nations Unies n’ont pas fait suffisamment pour aider ces populations», a reconnu Lise Grande, représentante adjointe de la mission des Nations Unies en Irak.

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