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    Moyen-Orient

    L’étiquetage de produits des colonies israéliennes, quel impact?

    media Travailleuses palestiniennes employées dans un atelier de dattes à Netiv HaGdud, une colonie agricole de Cisjordanie. RFI/Nicolas Ropert

    « L'Europe devrait avoir honte », a déclaré Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, après l'annonce par l'Union européenne que les produits issus des colonies devront être étiquetés. La décision a été confirmée mercredi 11 novembre. Une décision « purement technique », assure pourtant l'ambassadeur européen à Tel Aviv alors que la ministre israélienne de la Justice a dénoncé une mesure « anti-israélienne et anti-juive ». Premiers concernés : les exploitants israéliens en Cisjordanie. Reportage dans la vallée du Jourdain.

    Avec notre correspondant en Cisjordanie, Nicolas Ropert

    Iron Rosenblum pénètre dans l'une de ses serres où il fait pousser du basilic. Cet exploitant israélien installé en Cisjordanie dit ne pas comprendre la décision de l'Union européenne. « Il y a beaucoup d'endroits dans le monde où il y a des conflits, explique-t-il. Pourquoi est-ce que nous sommes les seuls qu'ils veulent étiqueter ? Ils ne nous détruiront pas. Nous avons toujours trouvé des solutions. On s'adaptera. »

    Mais cette initiative pourrait aussi pénaliser les 12 000 Palestiniens qui travaillent dans les colonies agricoles. Une inquiétude pour cet employé palestinien d'une ferme de dattes : « Si les produits ne sont plus vendus, où est-ce qu'on va travailler nous ? Il n'y a pas de boulot ailleurs. Cette décision sera un problème pour nous. On veut simplement gagner notre vie. C'est tout. »

    Sentant le vent tourner, des exploitants ont commencé à s’orienter vers d'autres marchés. Ce que confirme David Elhaiini, responsable du Conseil régional de la vallée du Jourdain. « On a compris qu'il y avait un problème, analyse-t-il, on a senti que ça pourrait empirer. Donc beaucoup ont arrêté de vendre en Europe. Désormais en moyenne 80% de nos produits vont vers la Russie, les Etats-Unis, l'Inde, et nous cherchons d'autres marchés. » Les colonies israéliennes de Cisjordanie sont considérées comme illégales selon le droit international.

    Les Palestiniens risquent d'en payer le prix

    Aussitôt après la décision de Bruxelles, le ministère israélien des Affaires étrangères annoncé une série de contre mesures : Israël suspend partiellement le dialogue diplomatique avec l’Europe et plusieurs initiatives européennes dans les zones de la Cisjordanie sous contrôle israéliens sont gelées, indique notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. La totalité de la classe politique condamne la décision de l’Union européenne. A l’exception du parti colombe Meretz et de la liste unifiée arabe.

    Il faut boycotter les boycotteurs, affirme-t-on à droite où l’on parle d'antisémitisme. Plusieurs responsables politiques vont jusqu’a rappeler le port de l’étoile jaune pendant la période de la Shoah. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu qualifie quant à lui la décision d’« hypocrite », « les Européens devraient avoir honteNous n'acceptons pas le fait que l'Europe étiquette le côté qui est la cible d'actes terroristes », dit-il. Mais l’économie israélienne est forte et ne souffrira pas, selon lui. Finalement, ce sont les travailleurs palestiniens dans les entreprises israéliennes en Cisjordanie qui risquent de subir des conséquences.

    Alors parmi les produits qui seront étiquetés « made in colonies » : de l’huile d’olive, du miel, des oeufs, du poisson et de la volaille mais aussi des produits cosmétiques et du vin notamment en provenance du plateau du Golan.

    Alors que tombait la décision européenne, la Knesset (le Parlement israélien) adoptait en première lecture un projet de loi visant l'interdiction du territoire aux partisans étrangers du boycott des produits israéliens. Plusieurs étapes successives interviendront avant l'adoption définitive de cette mesure.

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