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    Moyen-Orient

    Les Libanais aussi cherchent à gagner l'Europe via la Turquie

    media Une famille libanaise pleure la disparition des siens dans le naufrage d'une embarcation entre la Turquie et la Grèce. Photo prise le 15 Octobre 2015 dans la banlieue sud de Beyrouth.. REUTERS/Mohamed Azakir

    Depuis les régions pauvres du Liban, des jeunes prennent eux aussi la route de l'Europe, parfois munis de faux papiers syriens. Ils fuient l'absence de perspectives, dans un pays où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, et l'instabilité. Depuis septembre, les départs se multiplient, malgré les drames : en octobre, neuf Libanais d'une même famille sont morts en mer, entre la Turquie et la Grèce.

    De notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

    Dans sa petite maison de Bir Hassan, Hoda, 25 ans, trie ses dernières affaires. Elle s'apprête, avec ses quatre enfants et son mari, mécanicien, à prendre l'avion pour la Turquie. Leur objectif ensuite, atteindre l'Allemagne : « Quand nos voisins sont arrivés en Allemagne et nous ont raconté leur vie, on a décidé de partir. Mes enfants pourront faire de meilleures études, ils auront un futur. A Bir Hassan, il y a beaucoup d'enfants déscolarisés, de gens qui ne mangent pas à leur faim. Il n'y a pas d'Etat, il n'y a rien. »

    Les Libanais n'ont pas besoin de visa pour la Turquie. De là, c'est la traversée en mer vers la Grèce. Ali, étudiant, raconte le périple de son frère Mahdi, 16 ans, hébergé dans un foyer en Allemagne : « Mahdi, quand il a embarqué depuis les côtes turques, la police a tiré. La traversée a durée trois heures. Après son départ, j'ai vu mes parents pleurer la nuit. Personne n'aime que son enfant parte ! »

    Moustapha, chauffeur, a aussi tenté sa chance vers l'Europe. Mais à la frontière serbo-croate, il a décidé de rentrer avec sa famille au Liban : « La vie ne m'a pas plu, le froid, les problèmes entre migrants. En Allemagne, les conditions d'entrée se durcissaient. Je n'arrivais pas à couvrir les besoins de mon bébé. Je me suis dit, je ne suis pas venu pour que mes enfants soient humiliés! On a pris le taxi pour Belgrade, on est rentrés en avion. »

    Revenu il y a deux semaines, Moustapha met en garde ses amis. Mais personne ne veut l'entendre.
     

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