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    Moyen-Orient

    En Irak, les forces kurdes annoncent la libération de Sinjar

    media Les peshmergas avancent vers Sinjar, ce 13 novembre 2015. REUTERS/Ari Jalal

    Dans le nord de l’Irak, depuis le 12 novembre, les forces kurdes investissent la ville de Sinjar, contrôlée par le groupe EI. Une ville stratégique puisqu’elle est située entre Raqqa, considérée comme la capitale syrienne de l’Etat islamique, et Mossoul la deuxième ville d’Irak, elle aussi, sous le contrôle de l’organisation terroriste. Ce vendredi, d'après un dirigeant kurde cité par l'AFP, les forces kurdes irakiennes ont « libéré » Sinjar.

    Les forces kurdes irakiennes ont repris Sinjar, une ville du nord de l'Irak tenue depuis plus d'un an par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a annoncé ce vendredi 13 novembre le dirigeant de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani. « Je suis ici pour vous annoncer la libération de Sinjar » à la faveur d'une offensive éclair des forces kurdes lancée jeudi avec l'appui des frappes de la coalition internationale et des combattants de la minorité yézidie, a donc indiqué M. Barzani lors d'une conférence de presse non loin de la ville reconquise.

    Pour la population kurde, indique notre correspondante à Erbil, Oriane Verdier, cette offensive est une preuve de la capacité d’entente des forces du Grand Kurdistan. Cette région revendiquée, à cheval entre la Syrie, la Turquie l’Irak et l’Iran.

    Un argument pour l'autonomie

    Pour le Kurdistan irakien, c’est un argument de plus pour l’autonomie de la région face au gouvernement national. Le gouverneur de la province de Mossoul a rappelé que cette offensive à Sinjar a été menée sans aucune participation de l’armée irakienne. Hier, le Premier ministre irakien a d’ailleurs appelé Massoud Barzani, le président de la région autonome, pour le féliciter.

    Les forces kurdes sont soutenues par l’aviation américaine. A ce sujet les Peshmergas attendent plus de soutien de la coalition internationale. « Nous avons besoin d’armes lourdes et de haute technologie pour venir à bout de l’Etat islamique en Irak », a affirmé hier Sihad Barzani, commandant peshmerga et frère du président du Kurdistan irakien.

    Attaque aérienne de la coalition contre les positions du groupe EI autour de Sinjar (Irak), ce 12 novembre 2015. REUTERS/Ari Jalal

    Sinjar, verrou stratégique entre Mossoul et les territoires syriens

    Jusqu'à 7 500 combattants kurdes prennent part à cette opération destinée à reprendre Sinjar et « établir une zone tampon pour protéger (la ville) et ses habitants », a indiqué le Conseil de sécurité de la région autonome du Kurdistan (KRSC). Un officier des renseignements militaires américains, le capitaine Chance McCraw, a estimé à Bagdad que les peshmergas allaient faire face à 300 à 400 jihadistes et de nombreux engins piégés posés à travers la ville.

    Ce vendredi 13 novembre, d'après l'AFP, des combattants peshmergas sont entrés à pied, à partir du nord, dans la ville en proie à de vastes destructions. Une des tâches qui attendent les soldats kurdes est le désamorçage des engins piégés, tactique largement utilisée par l'EI pour empêcher ses ennemis d'entrer dans une ville.

    Sinjar se trouve sur une route stratégique reliant Mossoul (nord), le fief de l'organisation jihadiste en Irak, aux territoires contrôlés par ce groupe en Syrie. « En prenant Sinjar, nous serons en mesure de couper cette ligne de communication, ce qui, nous croyons, affectera la capacité (de l'EI) à se ré-approvisionner », a déclaré le colonel américain Steve Warren, porte-parole de la coalition

    → A relire : l’Irak au bord de la guerre civile

    Des combattants peshmergas en position dans la ville de Sinjar, en Irak, le 12 novembre 2015. REUTERS/Ari Jalal

    (avec AFP)

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