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    Moyen-Orient

    [Reportage] Liban: Beyrouth replonge dans le cauchemar des attentats

    media Un blessé dans un hôpital de Beyrouth après le double attentat du 12 novembre 2015. REUTERS/Hasan Shaaban

    Après le double attentat dévastateur de jeudi dans la banlieue sud de Beyrouth, qui a fait au moins 41 morts, ce vendredi est jour de deuil national au Liban. C'est l'attaque la plus violente qui frappe une région chiite depuis les premières explosions en 2013. Revendiqués par le groupe Etat islamique, ces attentats ont ensanglanté un quartier où le Hezbollah, qui combat auprès de l'armée syrienne, est influent. Ce sont des civils qui ont été fauchés.

    Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

    Bourj El-Barajneh, le quartier où s’est produit le double attentat-suicide, jeudi soir. Des éclats de verre au sol et, dans l'air, près des lieux des explosions, une odeur violente de sang.

    Khodor, 30 ans, était présent lors du double attentat. « Les explosions ont été très violentes, rapporte-t-il. Les murs de la maison ont tremblé. Je suis sorti après la première explosion, il y avait des lambeaux de corps sur le sol. Je me suis éloigné, je suis revenu et il y a eu la deuxième explosion, en face de la maison. C'est une rue commerçante très fréquentée. Les kamikazes le savaient. Je suis en colère. »

    C'est dans un hôpital tout proche, géré par le Hezbollah, que les victimes ont d'abord été évacuées. Aux abords, des familles s'effondrent en apprenant la mort de leur proche. La banlieue sud replonge dans le cauchemar des attentats, dont les habitants espéraient être sortis, explique Khodor. « A l'entrée du quartier, il y a des barrages de l'armée et de la police. On n'imaginait pas qu'il y aurait un attentat ici, ça paraissait impossible, il y a beaucoup de sécurité dans ce quartier. Et puis, ça a eu lieu », se désole-t-il.

    Un scénario habituel

    Les attaques se sont déroulées selon un scénario trop familier en Irak, souligne Ali, un autre habitant. Dans la rue, l'armée et les hommes des services de sécurité du Hezbollah, armes à la main, sont sur le qui-vive. « Cette région est très populaire. Chez nous, s'il y a un incident sécuritaire, les gens se rassemblent aussitôt, explique-t-il. Les takfiristes [extrémistes musulmans, ndlr], ceux qui se sont fait exploser, le savent. Ils ont fait un second attentat dans le même lieu que la première explosion, pour faire encore plus de victimes. »

    Abou Mohamed, la soixantaine, dit que le quartier ne basculera pas dans la psychose. « Les gens sont habitués aux explosions ici. Quand les Israéliens nous ont bombardés, nous n'avons pas eu peur, rappelle-t-il. On va avoir peur pour quelques chiens de kamikazes? Non, on n'a pas peur. »

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