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    France

    Hollande de retour face aux Français après son marathon diplomatique

    media Coalition internationale contre EI: François Hollande et Vladimir Poutine arrivent à la conférence de presse conjointe, Moscou le 26 novembre 2015. AFP/Yuri

    Le marathon diplomatique de François Hollande s'est poursuivi jeudi 26 novembre 2015. Après avoir reçu David Cameron et Angela Merkel à l'Elysée, et après avoir rendu visite à Barack Obama à Washington, le président français était à Moscou ce jeudi. François Hollande espérait poser la première pierre d'une grande coalition internationale contre Daech avant d'appeler les Français au rassemblement en hommage aux victimes des attentats, ce vendredi, aux Invalides.

    Le bilan de cette semaine diplomatique de François Hollande est mitigé, rapporte notre envoyé spécial de retour de Moscou, Florent Guignard. Il y a bien eu quelques acquis : François Hollande a obtenu à Washington et Moscou une intensification des frappes contre le groupe Etat islamique et un meilleur partage du renseignement.

    A Moscou, Vladimir Poutine s’est même engagé à ne plus frapper les groupes armés qui combattent Daech. C’était une exigence martelée mardi à Washington par Barack Obama et François Hollande. Mais on l’a vu jeudi soir au Kremlin, le président russe excelle dans l’ambiguïté des formules, et son engagement devra être vérifié sur le terrain.

    Poutine n'en démord pas : Assad est son allié

    En attendant, le président français considère que son offensive diplomatique a été utile. Mais on peut rester sur sa faim : les Etats-Unis n’ont pas changé de stratégie en Syrie. Et surtout, sur le plan politique, Vladimir Poutine a renouvelé, cette fois sans aucune ambiguïté, son soutien à Bachar el-Assad, « notre allié », a-t-il dit.

    Ce vocabulaire est inacceptable aussi pour bien pour la France que pour les Etats-Unis. Et dans ces conditions, la « grande coalition » voulue par Paris n’est pas près de voir le jour. En entamant son marathon d'Ouest en Est, le chef de l'Etat français voulait montrer qu’il est dans l’action. Mais son action, pour l’heure, a des effets limités.

    Le retour aux affaires intérieures françaises

    François Hollande est finalement rentré dans la nuit de Moscou, pour présider ce vendredi à Paris l’hommage républicain aux victimes du 13 novembre, dans la cour des Invalides. Après le « chef de guerre » en quête d’une improbable coalition, place donc au « père de la nation ». Un moment d’unité nationale.

    Les Français sont appelés à mettre des drapeaux tricolores à leurs fenêtres. Mais cette parenthèse va vite se refermer, avec le retour aux affaires courantes sur le front intérieur. Jeudi soir, le chômage s’est rappelé au mauvais souvenir de François Hollande, avec la plus forte hausse en deux ans, après la baisse du mois dernier.

    Un premier verdict dans dix jours avec les régionales

    La campagne des régionales, elle, arrive dans sa dernière ligne droite. Le premier tour, c’est dans dix jours. La droite et le Front national tentent de surfer sur la vague des attentats, sur les ratés des services de renseignement. Au fond, il n’y a pas eu d’unité nationale, et le chef de l’Etat risque de le payer cher dans les urnes.

    En attendant, 50 % des Français, selon un sondage Elade pour BFM TV publié mercredi, estiment que François Hollande sort « plutôt renforcé » après la tragique série d'attentats du 13 novembre (24 % des sondés le jugent « plutôt affaibli » et 25 % « ni l'un ni l'autre »).

    Une impression dont profite également Marine Le Pen (49%), et dans une moindre mesure MM. Valls et Juppé. Mais pas Nicolas Sarkozy. De toute manière, d'après ce même sondage, trois quarts des personnes interrogées (75%) jugent que les événements récents n'auront pas d'incidence sur leur prochain vote.


    Au lendemain de l'entretien, une nouvelle inflexion française ?

    Vingt-quatre heures après la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine à Moscou, ce vendredi 27 novembre, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, présent lors de ce rendez-vous, a fait la déclaration suivante : « (Raqqa) est pour nous un des premiers objectifs militaires, peut-être le premier, parce que c'est la le centre névralgique de Daech, et d'où les attentats - en particulier contre la France - sont partis. »

    Et le ministre de conclure par ces mots, qui traduisent une possible inflexion française face au régime Assad : « Cela passe par deux séries de mesures. D'abord les bombardements, que l'on pratique tous, et puis il faut aussi qu'il y ait des forces au sol. Les forces au sol ne peuvent pas être les nôtres, parce que ce serait complètement contre-productif, mais les forces au sol doivent être à la fois des forces syriennes de l'Armée libre (ASL, Ndlr), des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime. »

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