GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 22 Juillet
Samedi 23 Juillet
Dimanche 24 Juillet
Lundi 25 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 27 Juillet
Jeudi 28 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Premières frappes britanniques contre le groupe EI en Syrie

    media Les manifestations contre la guerre n'auront pas suffi à faire plier les élus britanniques qui se sont prononcés pour des bombardements en Syrie. REUTERS/Neil Hall

    Les députés britanniques ont approuvé par 397 voix contre 223 des frappes aériennes en Syrie contre l'organisation Etat islamique. Et la Royal Air Force a effectué ce jeudi matin ses premières bombardements, selon le ministère de la Défense.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    Jeudi matin, le Royaume-Uni a conduit ses premières frappes aériennes contre des positions du groupe Etat islamique en Syrie, a annoncé le ministère de la Défense. Des Tornado de la Royal Air Force ont « effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes », a souligné un porte-parole du ministère.

    Les avions de la Royal Air Force (RAF) sont entrés en action quelques heures après le vote du Parlement. En plus des huit jets qui interviennent déjà en Irak, l’armée avait annoncé que six Typhoon et deux Tornado étaient prêts à passer à l’action sur la base aérienne de Chypre. Peu après le vote, des avions de chasse britanniques avaient décollé de cette base d'où la Royal Air Force bombarde depuis plus d'un an des positions jihadistes en Irak.

    Aux opposants à des frappes pour qui la contribution britannique ne pourra être que minime et donc insignifiante, David Cameron rétorque que les avions de la RAF ont la capacité de lâcher des missiles Brimstone, guidés par laser. Une technologie qu’aucun autre pays ne possède et dont la précision permettra, selon le gouvernement, de cibler efficacement les combattants de Daech et de faire moins de victimes civiles.

    Néanmoins, les experts militaires estiment que ce stock de missiles est limité et répètent qu’une campagne aérienne ne suffira pas à anéantir l’organisation jihadiste. David Cameron dit en être conscient et assure que 70 000 rebelles modérés seraient prêts sur le terrain à repousser Daech, mais beaucoup jugent cette estimation exagérée.

    Nombre de Britanniques craignent à la fois une escalade de la violence et un enlisement de Londres dans le conflit. Un dernier sondage indique d’ailleurs que le soutien à ces bombardements s’effrite. Seulement 48 % des Britanniques se disent à présent favorables à une telle intervention en Syrie, contre 59 % la semaine dernière.

    ANALYSE
    La participation britannique [au conflit syrien] ne va fondamentalement rien y changer.
    Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie et maître de conférences en islam contemporain à l’Université d’Edinburg 03/12/2015 - par Sami Boukhelifa Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.