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    Moyen-Orient

    Syrie: Poutine accuse la Turquie de «trahison»

    media Les présidents russe et turc, à une époque où le dialogue passait entre eux, en décembre 2014. AFP PHOTO/ RIA-NOVOSTI/ POOL / ALEXEI NIKOLSKY

    Devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès pour le discours annuel du président russe, Vladimir Poutine a usé d'une rhétorique très agressive contre la Turquie et sa « clique au pouvoir », accusée de « trahison ». Et d'affirmer qu'Ankara allait longtemps regretter d'avoir abattu un avion militaire russe, ce qui est survenu le 24 novembre dernier à la frontière syrienne et a conduit à la mort d'un pilote. Le numéro un russe a menacé la Turquie de nouvelles mesures de rétorsion.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    Les autorités russes ne semblent pas prêtes à envisager une désescalade. Vladimir Poutine a parlé de « trahison » de la part de la Turquie, ajoutant que la trahison était ce qu'il y avait de « pire ». Et de fait, le président de la Fédération de Russie se comporte comme quelqu'un qui a été trahi et n'arriverait pas à l'oublier.

    Ainsi il s'est interrogé à plusieurs reprises devant les parlementaires : « Pourquoi ont-ils fait ça ? » Pourquoi l'ont-ils fait, alors que « nous étions prêts, a-t-il dit, à discuter de toutes nos divergences, de tous les problèmes, même les plus sensibles ; on était prêts à aller même plus loin que les alliés de la Turquie. »

    Vladimir Poutine en est venu à invoquer Allah : « Il semble qu'Allah ait décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie en la privant d'intelligence et de raison », a-t-il poursuivi. « Ils regretteront ce qu'ils ont fait », a-t-il ajouté, en menaçant la Turquie de nouvelles mesures de retorsion.

    Et d'expliciter son propos : « Ils n'en seront pas quittes avec des restrictions sur la vente des tomates et des sanctions dans la construction. » Mais « nous ne brandirons pas les armes et nous n'aurons pas de réaction dangereuse pour nous et pour le monde », a-t-il promis. « Nous savons ce qu'il faut faire », a-t-il conclu. Une phrase lourde de non-dits, et longuement applaudie par les parlementaires.


    ■ Mises en cause personnelles

    S'il insiste sur la distinction qu'il convient de faire entre le gouvernement et le peuple de Turquie, qu'il estime « bon, travailleur et talentueux », Vladimir Poutine a repris à son compte, ce jeudi, une accusation très lourde contre les dirigeants turcs, dont le président Erdogan, accusés de « s'en mettre plein les poches » en protégeant la contrebande de pétrole à laquelle se livre l'organisation Etat islamique en Syrie. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes », a-t-il également dit.

    La veille, des officiels russes avaient personnellement mis en cause le président turc et sa famille. Le vice-ministre de la Défense avait évoqué ce qu’il appelle « une affaire de famille », affirmant que Recep Tayyip Erdogan avait « le visage souillé de pétrole ». M. Antonov avait notamment mis en cause le gendre de M. Erdogan, Berat Albayrak, et l'un de ses fils, Bilal. Des charges auxquelles M. Erdogan a finalement répondu ce jeudi.

    « La Russie est obligée de prouver ces allégations (...) celles qui impliquent ma famille sont de nature immorale », a lancé le président turc devant des syndicalistes. Et de renvoyer la balle dans l'autre camp, en accusant Moscou de jouer aussi un rôle dans ce trafic : « Nous avons des preuves. Nous allons commencer à les révéler au monde », a-t-il prévenu, citant notamment le nom de l'homme d'affaires syrien George Haswani, « titulaire d'un passeport russe ».

    Nous n'oublierons pas cette complicité avec les terroristes. Nous avons toujours considéré la trahison comme la chose la plus honteuse. Et ceux qui ont tiré dans le dos de notre pilote doivent le savoir.
    Extraits du discours de Vadimir Poutine devant les parlementaires russes, le 3 décembre 2015 à Moscou 03/12/2015 - par Muriel Pomponne Écouter

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