GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 22 Mai
Lundi 23 Mai
Mardi 24 Mai
Mercredi 25 Mai
Aujourd'hui
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    L’opposition syrienne accepte de négocier avec Bachar el-Assad

    media Conférence de presse finale, après deux jours de réunion à laquelle une centaine d'opposants ont participé sous l'égide de l'Arabie saoudite. Riyad, le 10 décembre 2015, KARIM ABOUMERI / AFP

    Des groupes d'opposants syriens se sont mis d'accord jeudi à Riyad pour envisager des négociations avec le régime de Bachar el-Assad. Cependant, les opposants continuent de réclamer le départ du président syrien. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé aujourd'hui qu'il restait encore des questions à régler concernant l'accord de Riyad mais il s'est dit optimiste sur une issue favorable.

    Premier point important issu de ces discussions de Riyad : l'opposition syrienne est d'accord pour discuter avec le régime et ne réclame le départ de Bachar el-Assad qu'à partir du moment où la période de transition aura débuté.

    Pour certains observateurs, il s'agit là d'une concession dans la mesure où précédemment les opposants syriens réclamaient une démission de Bachar el-Assad avant même le début de toute négociation. Reste à savoir si cette avancée donnera des résultats concrets lorsque les représentants du régime et ceux de l'opposition se retrouveront. 

    Une délégation commune

    Autre élément important à signaler, à l'issue de cette rencontre : les représentants de cette opposition syrienne très divisée se sont mis d'accord sur le principe d'une délégation commune, en vue des négociations avec le régime. Cette délégation comportera une trentaine de membres, répartis entre les groupes armés, l'opposition politique intérieure, et l'opposition en exil.

    Le principe est acquis, il faudra cependant que l'opposition se mette d'accord sur les noms des personnalités qui seront envoyées à la table des négociations, et ce sera là sans doute un processus très délicat. Une date a été annoncée à l'issue de cette réunion de Riyad. Les pourparlers pourraient avoir lieu dans les dix premiers jours de janvier. Ce seront les premières discussions de ce type depuis deux ans.

    « Préserver les institutions de l'Etat syrien »

    « Nous sommes parvenus à mettre en place une instance qui représente les différents groupes de l’opposition et qui sera chargée de mener les négociations avec les représentants du régime », confirmé George Sabra, le président du Conseil National syrien l’une des principales branches de l’opposition.

    « Nous voulons constituer un gouvernement de transition en Syrie qui aura les pleins pouvoirs et dans lequel Bachar el-Assad et ses proches ne joueront aucun rôle. Mais nous voulons préserver les institutions de l’Etat syrien. Ces institutions n’appartiennent pas au pouvoir actuel, à ce régime. Donc nous veillerons à ce que les différentes institutions restent en place. Toutefois, il faudra les restructurer et parfois même les reconstruire. Je pense en particulier à l’armée et à l’appareil sécuritaire. Tous ceux qui se sont rendus coupables de crimes contre le peuple et qui ont détruit le pays devront être jugés par des tribunaux impartiaux. »

    Les réserves américaines

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé que quelques problèmes demeuraient après l'accord annoncé à Riyad. « Il y a des questions et évidemment, de notre point de vue, des nœuds à démêler » avant une nouvelle réunion internationale sur la Syrie prévue le 18 décembre à New York. John Kerry n’a pas précisé sur quels points portent les réserves américaines mais il a rappelé qu'il est important que l'accord ne déplaise pas à la Russie. La Russie avait jugé mardi « prématuré » d'annoncer sa participation à la réunion de New York.

    Le secrétaire d'Etat américain participera lundi à Paris à une discussion internationale sur la Syrie et se rendra à Moscou le lendemain où il rencontrera Vladimir Poutine. Il sera question de la Syrie, mais également de l'Ukraine entre les deux hommes.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.