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    Moyen-Orient

    Arabie saoudite: les femmes votent et sont candidates

    media Deux Saoudiennes s'inscrivent sur les listes électorales, à Djeddah le 30 août 2015. AFP / STR

    L’Arabie saoudite connait un moment important de son histoire ce samedi 12 décembre 2015. Pour la première fois, les femmes votent et sont éligibles à des élections municipales où 284 conseils municipaux vont être désignés dans le Royaume. Pour l’occasion, plus de 900 Saoudiennes se sont portées candidates. Même si ce scrutin signe une avancée considérable dans un pays ultra-conservateur, des limites sont à noter.

    Avec notre envoyé spécial à Riyad,  Nicolas Falez

    Le scrutin du samedi 12 décembre 2015 a lieu après une campagne électorale extrêmement encadrée en Arabie saoudite. Interdiction de faire apparaitre le visage d’un candidat ou d’une candidate sur les affiches électorales ou encore interdiction pour un candidat homme ou femme de s’adresser à des électeurs du sexe opposé.

    Dans ce pays ultra-conservateur régulièrement critiqué pour son non-respect des droits de l’homme et des droits des femmes, la campagne a été très surveillée. La commission électorale du royaume a rejeté certaines candidatures féminines.

    Une candidate et son fils s'apprêtent à voter 12/12/2015 - par Nicolas Falez Écouter

    Haifa Al-Bakr a eu de la chance. Elle est candidate dans la cinquième circonscription de Riyad, un quartier résidentiel récent. La diététicienne espère mobiliser un électorat féminin et masculin : « Les nouvelles générations veulent du changement et des résultats. Les gens ne votent pas en fonction de votre nom mais en fonction du programme. Les gens veulent qu'on fasse les choses différemment et c'est bon pour l'Arabie saoudite. »

    Des conservateurs réticents

    Si quelques conservateurs ont exprimé leurs réticences à l’approche du scrutin, d’autres Saoudiens se disent prêts à voter pour une femme candidate. « Je suis d’accord avec ces élections qui sont sur le bon chemin et faites dans le respect de nos traditions », a indiqué Mohammed Dawlat, professeur de français à l’Université.

    Houda al-Helaissi est membre du Conseil consultatif 12/12/2015 - par Nicolas Falez Écouter

    Mais de son côté, Houda al-Helaissi, l’une des premières femmes à avoir été nommée au Majlis Al Choura c'est-à-dire le Conseil consultatif par le roi Abdallah décédé en 2015, reste prudente : « C’est une étape très importante. Je ne prévois pas qu’il y a des gagnantes, mais c’est normal, tout comme dans n’importe qu’elle pays où il y a des élections féminines pour la première fois. »

    Un enjeu limité

    L’avancée est historique, l’enjeu en revanche est limité. Pour cause, les Saoudiens élisent deux tiers des membres des conseils municipaux, le tiers restant étant nommé par le pouvoir.

    Rappelons aussi qu’il n’y a pas de Parlement élu en Arabie saoudite. Le suffrage n’existe que pour les municipales. Ce samedi 15 décembre représente les troisièmes élections de l’histoire du pays, après 2005 et 2011.

    Ahmed Benchemsi Porte-parole de Human Rights Watch au Proche-Orient 12/12/2015 - par Nicolas Falez Écouter

    Autre limite : le corps électoral. Dix fois plus d’hommes que de femmes sont inscrits sur les listes électorales, représentant environ 120 000. « Il se trouve que les femmes ont beaucoup plus d’obstacles sur leur chemin pour voter que les hommes. Parce que déjà elles doivent arriver au bureau d’enregistrement, alors il y en a moins que pour les hommes et comme elles ne peuvent pas conduire c’est difficile d’y arriver », a expliqué Ahmed Benchemsi.

    Le porte-parole de l’organisation Human Right Watch au Proche-Orient ajoute : « Une fois qu’elles y arrivent, il faut qu’elles démontrent qu’elles habitent à l’endroit où elles disent qu’elles habitent. Comme ce n’est pas leurs noms qui sont sur les contrats de bail ou sur les contrats de propriété et que c’est le nom d’un homme, il faut qu’elles montrent un certificat familial qui prouve leur relation avec l’homme en question. »

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