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    Moyen-Orient

    Prix Sakharov: l'épouse de Raif Badawi est venue chercher le prix

    media Ensaf Badawi est venue chercher à Strasbourg, au Parlement européen, le prix Sakharov des droits de l'homme qui a été décerné à son mari,toujours emprisonné en Arabie saoudite. REUTERS/Vincent Kessler

    Le prix Sakharov a été remis ce mercredi matin au Parlement européen à l'épouse de Raif Badawi, car le blogueur saoudien - lauréat du prix - est toujours emprisonné dans son pays. Accusé d’atteinte aux valeurs de l’islam, il pourrait encore recevoir 950 coups de fouet.

    « Censuré, emprisonné, flagellé, mais pas réduit au silence », le visage de Raif Badawi, avec ses mots, surplombe l’assemblée. Une chaise vide rappelle la peine que le blogueur saoudien est en train de purger, constate notre envoyée spéciale à Strasbourg, Joana Hostein.

    « Nous demandons une nouvelle fois sa libération inconditionnelle et immédiate », insiste le président du Parlement européen, comme celle de son avocat et de tous ceux dont le seul tort est d’avoir exprimé leur pensée, avant de poursuive avec ces mots de Raif Badawi : « La liberté d’expression c’est comme l’air que l’on respire, c’est le combustible qui nous permet de vivre ».

    Ensaf Haidar brandit la photo de son époux qu’elle n’a pas vu depuis quatre ans et demande à l’Assemblée de respecter une minute de silence pour les victimes des attentats du 13 novembre, comme l’a souhaité Raif Badawi.

    « Non, ce n’est pas un criminel, poursuit-elle, mais un libre penseur dont le seul crime c’est d’avoir parlé librement dans le pays de la pensée unique ». Et de conclure avec une autre citation de son mari : « à ceux qui nous souhaitent la mort, nous leur souhaitons la vie, à ceux qui sont ignorants nous leur souhaitons de revenir à la raison ».

    Raif Badawi a reçu les 50 premiers coups de fouet en janvier dernier. Puis plus rie. Ce qui laisse espérer que les autorités saoudiennes ont entendu les appels venus de la communauté internationale.


    Qu'en pensent les Saoudiens?

    Comment les Saoudiens perçoivent ce cas emblématique et plus généralement les critiques dont leur pays fait l’objet en ce qui concerne la situation des droits de l’homme ? Reportage de notre envoyé spécial à Riyad, Nicolas Falez.

    Lorsqu’on interroge les Saoudiens sur la situation des droits de l’homme dans leur pays, lorsqu’on leur demande leur avis sur la condamnation de Raif Badawi, la réponse est généralement embarrassée. « Je ne suis pas tout à faut au courant du cas Raif Badawi, s'excuse cet habitant de Riyad. Ces choses sont dans les mains de la justice vous savez. Et selon le juge chargé du dossier, la punition peut-être sévère ou moins sévère. »

    En Arabie saoudite, la charia, la loi islamique, encadre le système judiciaire et les différentes peines prononcées par les tribunaux. Habitant de Riyad lui-aussi, ce professeur de français estime toutefois que des évolutions sont envisageables : « Je pense que le gouvernement saoudien est très conscient du fait qu'il y a un certain nombre de cas, malheureusement, qui ont été tranchés d'une manière exagérée et assez forte. Donc je pense qu'il y aura une réforme de l'ensemble du système judiciaire. »

    Du côté des diplomates occidentaux, on assure que les démarches discrètes auprès des autorités saoudiennes sont plus efficaces que les critiques dès lors qu’il s’agit de la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite.

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