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    Moyen-Orient

    Irak: l'armée régulière déclare Ramadi totalement «libérée» de l'EI

    media Un membre des forces de sécurité brandit un drapeau irakien dans la ville de Ramadi. REUTERS

    C'est la plus importante victoire de l'armée régulière irakienne face aux jihadistes du groupe Etat islamique. Des unités antiterroristes de Bagdad ont hissé lundi 28 décembre le drapeau national sur le complexe administratif de la ville de Ramadi, reprise dès la veille par l'armée.

    Les forces armées irakiennes ont dû avancer très prudemment vers le siège du gouvernement à Ramadi avant de hisser le drapeau national et marquer ainsi une victoire majeure contre l'organisation terroriste Etat islamique. En effet, les jihadistes avaient laissé derrière eux des centaines, voire des milliers de bombes et engins explosifs qu'il a fallu désamorcer.

    Mais, selon le général de brigade qui s'est exprimé à la télévision publique au nom du commandement des forces irakiennes, l'objectif a été atteint : « Ramadi a été libérée et les forces armées du contre-terrorisme ont dressé le drapeau irakien sur le siège gouvernemental », a-t-il dit. D'autres responsables de la sécurité ont confirmé que les forces régulières contrôlaient toutes les rues de Ramadi, les combattants du groupe Etat islamique n'y opposant plus de résistance. La sécurité de la ville sera confiée à la police locale et à une milice tribale sunnite lorsque tout sera rentré dans l'ordre, a indiqué le Premier ministre, Haïdar al Abadi.

    Tous les civils ont quitté le centre de Ramadi dévasté par les combats : certains ont pu être évacués, d'autres ont été utilisés comme boucliers humains par les jihadistes pour couvrir leur fuite vers l'est de la ville. Ailleurs dans le pays, des Irakiens sont descendus dans les rues pour célébrer la victoire de Ramadi : elle pourrait annoncer une nouvelle offensive, cette fois-ci pour la libération de la ville de Mossoul, là où le chef de l'EI, Abou baker al-Baghdadi avait proclamé son « califat ».

    Une victoire bonne pour le moral de l'armée

    « Ramadi est un succès incontestable qui va redonner aussi du moral à l’armée irakienne qui en avait bien besoin. Maintenant la prise de Mossoul est une toute autre affaire d’une ampleur beaucoup plus considérable. Il faudra que l’armée irakienne soit encore beaucoup plus puissamment armée et beaucoup plus apte à des missions de grande envergure pour pouvoir arriver à cette véritable victoire », estime François Géré, président fondateur de l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) et chargé de mission auprès de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

    « Le gouvernement irakien, à plusieurs reprises, a fait savoir que la libération, la reprise de Mossoul était proche, mais pour Mossoul il faut des moyens et des compétences qui ne sont pas encore réunis. L’Etat islamique qui est incontestablement à l’heure actuelle en situation de repli, mais tant qu’il n’y a pas véritablement un effondrement sur Mossoul, tant qu’il n’y a pas un effondrement sur les grandes villes de Syrie, on ne peut pas considérer que l’armée de l’Etat islamique soit véritablement en déroute aujourd’hui », conlut-il.

    Les combats continuent

    Dans la ville de Ramadi, les combats continuent, rapporte notre correspondante Angélique Ferrat. Le centre-ville a été repris à 70 % par les forces irakiennes dont le fameux complexe du gouvernement où siégeait il y a encore quelques mois le gouverneur et le conseil de province.

    « C’est une grande avancée pour les forces irakiennes. Reprendre le complexe du gouvernement c’est un grand symbole pour la population. L’organisation de l'Etat islamique est en déroute après la perte de ce groupe de bâtiments. Il y a toujours des batailles dans certains quartiers, comme à l’est de Ramadi. Nous avons la liste des locaux qui se battent aux cotes de l'EI. Ils seront poursuivis et seront tenus responsables de leurs actes. Quant à la reprise totale de Ramadi, cela prendra des jours, ce ne peut pas être rapide à cause des pièges et des mines qui doivent être enlevées », a déclaré Eid Ammash, l'un des membres du conseil provincial.

    Certains quartiers sont encore tenus par l’organisation de l’Etat islamique, d’autres sont tenus par des tribus locales en rébellion contre le gouvernement central depuis le début de l’année 2014.

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