GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 11 Décembre
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 16 Décembre
Dimanche 17 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Evacuations en Syrie: les dessous d'un accord rare

    media Arrivée à la frontière syro-libanaise d'un convoi de combattants évacués de la ville syrienne de Zabadani, le 28 décembre 2015. REUTERS/Mohamed Azakir

    En Syrie, c'est un échange peu ordinaire qui s'est produit ce lundi. Près de 500 personnes, combattants et civils, ont été évacuées de trois localités syriennes, pro et anti-Assad. C'est le résultat de négociations entre le régime et la rébellion, sous l'égide des Nations unies, mais pas seulement. Explications.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Dans la matinée du lundi 28 décembre, près de 500 personnes ont été évacuées de Zabadani, Foua et Kfarya, à la suite d'un accord passé entre le pouvoir de Bachar el-Assad et la rébellion syrienne. Mais bien que les trois localités concernées par l'évacuation des blessés se situent en Syrie, c'est surtout le Hezbollah, et avec lui son mentor iranien, qui sont principalement intéressés par cet accord.

    La localité de Zabadani, en Syrie. Google Maps

    Prenons le cas de Zabadani : située à 11 kilomètres du Liban, c'est la dernière grande ville encore aux mains des rebelles syriens près de la frontière libanaise. Dans leur stratégie destinée à sécuriser les régions frontalières et à protéger la route entre Beyrouth et Damas, le régime syrien et l'Iran sont à l'offensive depuis près de deux ans pour reprendre tous les fiefs rebelles le long de la frontière syro-libanaise.

    Et c'est le Hezbollah qui est en première ligne dans ces combats. Il déploie des milliers d'hommes et de gros moyens et les rebelles ne tiennent plus qu'un périmètre de deux kilomètres carrés dans le centre-ville mais continuent à résister. L'accord d'évacuation permet de clore le chapitre d'une bataille sanglante qui dure depuis six mois, et qui a déjà coûté au Hezbollah des dizaines de morts et de blessés.

    Scénario inverse à Foua et Kfarya

    Même scénario mais avec une inversion des rôles pour Foua et Kfarya. Les habitants de ces deux localités sont des Syriens de confession chiite, auxquels se sont joints des partisans du régime, qui ont fui devant la progression des rebelles dans la province d'Idleb, au printemps dernier.

    Pour défendre les habitants chiites de Foua et de Kfarya, au nom de la solidarité communautaire, le Hezbollah et les Iraniens ont envoyé de nombreux instructeurs, qui ont pris en charge l'entraînement et l'encadrement des défenseurs des deux villes. Des membres du Hezbollah ont d'ailleurs trouvé la mort dans les combats face aux rebelles menés par le Front al-Nosra, qui ont donné l'assaut à plusieurs reprises ces derniers mois.

    L'accord permet de fournir de l'aide humanitaire aux civils encerclés et d'évacuer les blessés. D'ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) croit savoir que parmi les 363 blessés évacués ce lundi via la Turquie figurent des membres du Hezbollah, qui étaient munis de faux papiers d'identité syriens.


     ■ [Reportage] Et le premier convoi arriva à Beyrouth...

    Avec notre correspondante au Liban, Laure Stephan

    Escortés par un imposant service de sécurité, des dizaines d'ambulances et de bus gagnent l'aéroport de Beyrouth. A leur bord, plus de cent personnes qui viennent de quitter Zabadani. Des combattants anti-Assad pour la plupart, et des civils, évacués d'une ville en ruines.

    « Selon nos collègues du CICR en Syrie, il y a beaucoup de destructions à Zabadani, explique Tarek Wheibi, porte-parole à Beyrouth du Comité international de la Croix-Rouge. Et les gens sont vraiment impatients de quitter la ville, ils vivent depuis un long moment sous l'état de siège. Je suis sûr que cela vaut aussi pour les autres villages de l'échange, Foua et Kafraya. »

    A Beyrouth, des médecins se sont assurés que les blessés, parmi les personnes évacuées, étaient capables de voyager en avion. Destination la Turquie. C'est probablement là-bas qu'ils seront soignés. L'opération d'évacuation s'est accompagnée d'une distribution d'aide humanitaire. « Nous avons pu distribuer de l'aide hier à Zabadani et à Foua et Kafraya, poursuit Tarek Wheibi. Il s'agit de nourriture, de kits d'hygiène et d'eau. Nous espérons que nous pourrons distribuer plus d'aide très bientôt. »

    Pour les belligérants, l'accord très politique qui s'est concrétisé hier devrait leur permettre d'étendre leur contrôle sur le territoire qu'ils dominent.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.