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    Moyen-Orient

    Irak: Ramadi libérée par l’armée, Mossoul en ligne de mire

    media Des soldats des forces de sécurité irakiennes dans la cité de Ramadi, le 28 décembre 2015. REUTERS/Stringer

    En Irak, le Premier ministre Haïdar al-Abadi est apparu à la télévision lundi soir pour se féliciter de la reconquête de la ville de Ramadi, qui était occupée depuis mai 2015 par les jihadistes du groupe Etat islamique. Le chef du gouvernement de Bagdad a promis que 2016 serait « l'année des grandes victoires » contre l'organisation radicale avec pour objectif la libération de Mossoul, la plus grande ville sous le contrôle de l'EI, dans le nord du pays.

    Le drapeau noir, blanc et rouge de l'Irak flotte désormais dans le centre-ville de Ramadi, ce dont se félicite Jaber al-Jabari, homme politique irakien, originaire de cette province d'al-Anbar : « C’est une grande victoire pour tous les Irakiens, surtout pour les gens de Ramadi qui ont quitté la région et qui sont réfugiés. Il y a beaucoup de souffrance et je souhaite que les gens de Ramadi puissent rentrer chez eux le plus vite possible. »

    En s'adressant aux Irakiens lundi soir, le Premier ministre Haïder al-Abadi a déclaré qu'après la libération de Ramadi viendrait celle de Mossoul, dans le nord du pays. Mais pour cela il faudra du temps, selon Jaber al-Jabari.

    « Mossoul, je ne pense pas que ce soit pour maintenant, estime-t-il. L’armée irakienne voulait libérer la totalité de la province et cela va aider parce qu’elle va couper l’aide [que reçoit le groupe EI] qui vient de la Syrie vers Mossoul ». Mossoul, la deuxième ville d'Irak, est l'un des bastions du groupe Etat islamique depuis qu'il s'est emparé de cette localité en juin 2014.

    Renouer avec les tribus sunnites

    Avec la reconquête de Ramadi, c'est un nouveau défi qui commence pour le gouvernement irakien à majorité chiite : comment renouer avec les sunnites d'Irak, majoritaires à Ramadi, dont certains se sont rangés au côté du groupe Etat islamique ?

    Jaber al-Jabari est sunnite irakien, membre de cette communauté marginalisée pendant des années par le pouvoir chiite de Bagdad. Et il tient à relativiser l’alliance que certaines tribus sunnites irakiennes ont fait avec le groupe Etat islamique : « Les tribus sunnites sont les premières victimes de Daech. Elles ont perdu la totalité de leur vie, de leur maison, de leur travail, tout. Nous n’avons aucune relation et Daech ne représente pas les sunnites. »

    L'année dernière, l'Irak a changé de gouvernement. Le Premier ministre Haïdar al-Abadi a promis de tendre la main à la minorité sunnite. C’est indispensable, selon Jaber al-Jabari. « Oui, bien sûr, on a besoin de construire de la confiance entre le gouvernement central et le peuple, estime l’homme politique. Il faut qu’on travaille pour construire la confiance entre le peuple irakien : les sunnites, les chiites, les Kurdes, les chrétiens… »

    Contrairement à ce qui s'était produit en avril dernier lors de la bataille de Tikrit, le gouvernement irakien s'est bien gardé de faire appel aux milices chiites pour reconquérir Ramadi afin de ne pas aggraver davantage les blessures confessionnelles de l'Irak.

    Washington ne cache pas sa satisfaction

    Le président Obama qui poursuit ses vacances à Hawaï a été informé, nous raconte notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet, et la Maison Blanche, dans un communiqué a souligné que les progrès continus des forces de sécurité irakiennes pour reprendre Ramadi témoignent de « leur courage et de leur détermination ainsi que de l'engagement des Etats-Unis à continuer de chasser le groupe Etat islamique ».

    Le président Barack Obama, en vacances à Hawaï a été informé de l'évolution de la situation à Ramadi. REUTERS/Jonathan Ernst

    Le secrétaire à la défense Ashton Carter a salué une avancée importante de la campagne menée pour vaincre ce groupe barbare. Il a aussi souligné l'importance pour le gouvernement irakien d'assurer la paix à Ramadi pour empêcher le retour des jihadistes et d'autres extrêmistes et de permettre aux habitants de rentrer chez eux.

    Reconstruire

    Comme Ashton Carter, John Kerry insiste sur le besoin vital de reconstruire et stabiliser les zones libérées. Les Etats-Unis et les membres de la coalition, a-t-il dit, se sont engagés « à verser ou à contribuer » à hauteur de 50 millions de dollars à cette fin. Le processus de stabilisation sera appuyée par des milliers de policiers locaux et une milice tribale sunnite formée par la coalition.

    Pour Obama, la reprise de Ramadi est encourageante, surtout à un moment ou sa stratégie contre Daech est contestée. Mais pour ce qui est de la prochaine étape logique : la reconquête de Mossoul, tous les experts américains s'accordent à dire que ce sera beaucoup plus long et beaucoup plus difficile.

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