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    Moyen-Orient

    Qui est Charaffe al-Mouadan, le jihadiste français tué en Syrie?

    media Charaffe al-Mouadan, un jihadiste français tué en Syrie en décembre 2015. AFP

    Au total, ils seraient dix responsables du groupe Etat islamique (EI) à avoir trouvé la mort depuis un mois dans des raids de la coalition menée par les Etats-Unis en Irak et en Syrie. L'information a été divulguée ce mardi après-midi par l'armée américaine. Parmi eux, un Français, Charaffe al-Mouadan, qui aurait été en contact avec le réseau des auteurs des attentats de Paris. Le ministre français de la Défense a confirmé la mort de Charaffe al-Mouadan, ce mercredi.

    Cet article est régulièrement mis à jour.

    Charaffe al-Mouadan est né en 1989 dans le nord-est de la banlieue parisienne, à Bondy. Il passe sa jeunesse non loin de là, à Drancy. De parents marocains, dernier d’une fratrie de huit enfants, ce fils de mécanicien se radicalise sur internet avec deux amis, dont Samy Amimour, l'un des kamikazes du Bataclan.

    Les trois hommes prévoient d’abord de partir en Afghanistan ou au Yémen via la Somalie. A partir de 2012, ils s’entraînent en prenant des cours de tir sportif dans un club de la police à Paris. Charaffe al-Mouadan s’équipe de matériel paramilitaire, il contracte un prêt à la consommation de 20 000 euros pour le voyage.

    Mais le trio est arrêté en octobre 2012. Charaffe al-Mouadan affirme alors avoir abandonné tout projet de jihad. Les trois hommes sont mis en examen mais laissés libres sous contrôle judiciaire. Moins d’un an plus tard, ils sont en Syrie, en 2013, accompagnés de la femme et des deux enfants de Charaffe al-Mouadan, qui change alors de nom, pour s'appeler Abu Souleymane. On le surnomme Aba Soulaymane dans les rangs de l'organisation Etat islamique.

    Figure de Daech sur les réseaux sociaux

    En quelques mois, il devient – comme d'autres membres du commando terroriste qui a frappé Paris le 13 novembre – une figure très connue au sein du groupe jihadiste et poste très régulièrement des photos de lui sur les réseaux sociaux en 2013 et en 2014.

    En revanche, il n'est pas connu au sein de Daech comme étant un cadre important. Pour autant, les Etats-Unis considèrent à juste titre qu'il avait des liens directs avec des membres du commando et notamment Abdelhamid Abaaoud. Il a d'ailleurs lui-même posté sur les réseaux sociaux des photos de lui en compagnie du petit frère de 13 ans – actuellement en Syrie – de l'organisateur présumé des attentats de Paris.

    Il est également soupçonné d’avoir entretenu des liens d’amitié avec Samy Amimour, , selon une source antiterroriste française citée par l'Agence France-Presse.

    Photo non datée d'Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attentats de Paris, publiée par le magazine en ligne du groupe Etat islamique Dabiq et diffusée sur les réseaux sociaux. REUTERS

    D'autres attaques en vue ?

    La mort de Charaffe al-Mouadan avait été annoncée le 24 décembre dernier par des sources françaises au sein du groupe jihadiste qui affirmaient que son véhicule avait été touché par un tir ciblé, provenant vraisemblablement d’un drone. Information confirmée ce mardi par le colonel Steve Warren, porte-parole de la coalition anti-EI, rapporte notre correspondant à Washington Jean-Louis Pourtet.

    Le Pentagone a également annoncé que l'armée américaine avait tué dix dirigeants islamistes lors de frappes ciblées menées depuis le 7 décembre, parmi lesquels deux avaient des liens avec les organisateurs des attentats de Paris. Le premier était donc Charaffe al-Mouadan et le second était Abdelkader Hakim. Ce dernier était a priori chargé de faciliter les opérations extérieures du groupe Etat islamique.

    Le colonel Warren a également précisé que al-Mouadan préparait activement de nouveaux attentats. « Charaffe al-Mouadan était un islamiste basé en Syrie et un lien direct avec Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attaques de Paris. Nous l'avons tué le 24 décembre en Syrie. Al-Mouadan préparait activement de nouveaux attentats contre l'Occident », indique le colonel Warren. 

    Le porte-parole de la coalition anti-EI voit dans cette nouvelle le signe d’un affaiblissement de la direction de Daech. « Les Etats-Unis, a-t-il affirmé, continueront de chasser les dirigeants de l’EI qui recrutent, préparent et inspirent des attaques contre les pays de la coalition. »

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