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    Moyen-Orient

    Israël: le gouvernement exclut des programmes un livre jugé subversif

    media L'écrivaine israélienne Dorit Rabinyan pose avec son livre, «Gader Haya», le 31 décembre 2015 chez elle à Tel-Aviv. GIL COHEN MAGEN / AFP

    Tollé en Israël où le ministère de l'Education a exclu du programme des lycéens une œuvre littéraire pourtant saluée par la critique. Le livre raconte une histoire d'amour entre une Israélienne et un Palestinien. Pour le ministère, il menacerait l'identité juive.

    avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

    (article réactualisé le 4 janvier)

    Le livre s'appelle Geder Haya (la haie, la bordure). Il a été sollicité par de nombreux enseignants et a été recommandé par un panel d’universitaires. Son auteure, Dorit Rabinyan, a elle-même gagné un prix littéraire. Mais le ministère israélien de l'Education a refusé de l'inclure au programme de littérature des lycéens.

    Motif invoqué : cette histoire d'amour entre une Israélienne et un Palestinien encouragerait l'assimilation entre les deux peuples et menacerait l'identité juive. Le ministre de l'Education, qui a appuyé cette décision, n'est autre que Naftali Bennett, le chef du parti nationaliste et religieux Foyer juif. Il fait partie de ces ministres qui estiment par exemple que la Cisjordanie doit être annexée à Israël et qu’un Etat palestinien n’a pas lieu d’exister.

    Tollé en Israël

    Dans le contexte de tensions actuel, les positions tendent à se durcir encore plus. Mais le gouvernement israélien, dominé par l’extrême droite, n'en est pas à sa première controverse dans le domaine culturel. Il a déjà supprimé des financements à certaines œuvres artistiques, parce qu’elles manquaient soi-disant de loyauté envers Israël. La décision de mettre à l’écart cette histoire d’amour entre une Israélienne et un Palestinien n’est donc pas étonnante.

    La mise à l'index du roman Geder Haya n'en suscite pas moins un tollé. « Le ministre de l'Education aurait-il peur des livres ? », s'interroge le leader de l'opposition Yitzhak Herzog. « Pourquoi ne pas interdire la Bible, autrement plus dangereuse ? », ironise Amos Oz, l'un des plus grands écrivains israéliens, qui évoque les relations du roi David avec des étrangères.

    Succès en librairie

    Les médias s’y sont mis également. Dans un éditorial, le journal de gauche Haaretz a qualifié la décision de bannir Geder Haya de « pathétique », de « raciste ». C'est « un pas, selon Haaretz, vers l’endoctrinement nationaliste des enfants israéliens ». Le site internet 972mag dénonce la pensée d’extrême droite en Israël, qui se généralise selon lui. Malgré le tollé, le ministre reste droit dans ses bottes.

    L'auteure du roman incriminé, Dorit Rabinyan, prend la nouvelle avec philosophie. Avec son éditeur, elle peut en effet se frotter les mains : les Israéliens se précipitent dans les librairies pour acheter son livre.

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