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    Moyen-Orient

    Après la mort d'al-Nimr, crise diplomatique entre Téhéran et Riyad

    media Ali Khamenei, le 30 septembre 2015 lors d'une cérémonie militaire à Noshahr. AFP PHOTO / HO / KHAMENEI.IR

    L'exécution par l'Arabie saoudite du chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr a provoqué la colère de l'Iran chiite, où des manifestants ont mis le feu à l'ambassade d'Arabie saoudite. Ce dimanche 3 janvier 2016, la première réaction du guide suprême iranien nous est parvenue. L'ayatollah Khamenei considère que « le sang de ce martyr versé injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens ».

    L’exécution du cheikh saoudien chiite Nimr al-Nimr a provoqué de vives réactions dans la province orientale d’Arabie saoudite, mais aussi dans toute la région et en particulier en Iran, exacerbant davantage le conflit confessionnel entre chiites et sunnites.

    Samedi soir, le ministère des Affaires étrangères iranien a demandé à la police de protéger les bâtiments diplomatiques saoudiens. A Téhéran, des manifestants en colère ont en effet lancé des cocktails Molotov contre l'ambassade saoudienne et l'ont incendiée pour protester contre l'exécution du dignitaire chiite saoudien, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

    Le consulat saoudien à Machhad, seconde ville du pays, a également été attaqué et incendié par d'autres manifestants en colère. Mais finalement, la police est intervenue pour reprendre la situation en main, à la fois à Téhéran et à Machhad. Quarante manifestants ont été arrêtés à Téhéran, a-t-on appris dimanche matin auprès du procureur de la capitale.

    Si le président iranien Hassan Rohani juge ces attaques contre les représentations saoudiennes « totalement injustifiables », la colère monte néanmoins en Iran, après la mort du cheikh al-Nimr. Dans la journée de samedi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait affirmé que Riyad soutenait le terrorisme et l'extrémisme, et dans le même temps réprimait ses opposants intérieurs. « Le gouvernement saoudien va payer un prix élevé », avait affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne.

    Des manifestants en colère contre l'exécution par Riyad du dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr ont lancé des cocktails Molotov contre l'ambassade d'Arabie à Téhéran, incendiant une partie du bâtiment, le 2 janvier 2016.. AFP PHOTO / ATTA KENARE

    L'ambassadeur d'Iran convoqué par les autorités à Riyad

    Suite aux déclarations de la diplomatie iranienne, les autorités saoudiennes ont aussitôt convoqué l’ambassadeur iranien, relate notre correspondante à Riyad Clarence Rodriguez. Elles considèrent que ces déclarations sont agressives, injustifiées, et qu’elles sont une flagrante ingérence dans les affaires du royaume.

    Plusieurs autres responsables iraniens ont violemment critiqué cette exécution. Dimanche, la réaction du guide suprême lui-même, l'ayatollah Ali Khamenei, nous est parvenue. « Sans aucun doute, le sang de ce martyr versé injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens », a déclaré M. Khamenei.

    La République islamique d'Iran, puissance chiite montante, s'oppose depuis plusieurs années à l'Arabie saoudite sunnite au sujet des crises qui sévissent dans la région, en Syrie, en Irak, au Yémen ou encore à Bahreïn et au Liban. Cette affaire va certainement aggraver encore les relations entre les deux pays.

    Outre la convocation de l'ambassadeur iranien en Arabie saoudite, le gouvernement saoudien a rejeté les accusations iraniennes survenues samedi, affirmant que Téhéran soutenait lui-même le terrorisme. Une nouvelle manifestations est prévue dans l'après-midi à Téhéran, mais aussi dans plusieurs autres villes iraniennes.


    ■ Rassemblement prévu à Beyrouth ce dimanche

    Au Liban, les milieux chiites et pro-iraniens ont vivement condamné l'exécution par les autorités saoudiennes du dignitaire chiite saoudien. Un « sit-in » de protestation doit être organisé ce dimanche 3 janvier 2016 dans le centre-ville de Beyrouth.

    Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

    Colère et indignation dans les milieux chiites au Liban, après l'annonce de la mise à mort du principal dignitaire religieux chiite saoudien par les autorités de Riyad. Le Hezbollah a été le plus virulent. Dans un communiqué, le parti pro-iranien a estimé que le seul crime du cheikh al-Nimr est d'avoir défendu la « juste cause d'un peuple victime de la tyrannie et de l'ignorance ».

    Le parti chiite fait assumer aux Etats-Unis et à leurs alliés la responsabilité directe et morale de la mort du dignitaire saoudien. Il a dénoncé « la haine » des autorités du royaume, qui ont exécuté Nimr al-Nimr en même temps qu'un groupe de criminels, et a assuré que ce « crime » ne resterait pas impuni.

    Le Conseil supérieur chiite, la plus haute instance de cette communauté au Liban, a estimé que la mise à mort du dignitaire saoudien constituait « une erreur grave ». « L'exécution du cheikh Nimr al-Nimr est la mise à mort de la raison, de la modération et du dialogue », peut-on lire dans un communiqué.

    Le cheikh sunnite Maher Hammoud, proche de l'Iran, a accusé l'Arabie saoudite de vouloir provoquer une discorde entre sunnites et chiites. Un « sit-in » de protestation doit être organisé ce dimanche, à l'appel du Hezbollah, près du siège des Nations unies dans le centre-ville de Beyrouth.

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