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    Moyen-Orient

    L'Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec l'Iran

    media Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, lors de la conférence de presse du 3 janvier, où il a annoncé la rupture des relations diplomatiques de son pays avec l'Iran. Ahmed FARWAN / AFP

    Le ministre saoudien des Affaires étrangères a annoncé dimanche 3 janvier la rupture des relations diplomatiques de l'Arabie saoudite avec l'Iran, après l'attaque de son ambassade à Téhéran et la violente réaction iranienne à l'exécution du cheikh al-Nimr.

    L'Arabie saoudite a décidé de « rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran et exige le départ sous 48h des membres de la représentation diplomatique iranienne », a déclaré le ministre Adel al-Jubeir lors d’une conférence de presse à Riyad.

    Le chef de la diplomatie saoudienne a dénoncé « les ingérences négatives et agressives de l'Iran dans les affaires arabes qui entraînent souvent dégâts et destructions ». Les attaques par des manifestants de l'ambassade saoudienne à Téhéran et du consulat saoudien dans la ville iranienne de Machhad constituent « une violation flagrante de toutes les conventions internationales », a-t-il ajouté, accusant les autorités iraniennes de n'avoir rien fait pour les empêcher.

    Tensions

    L'exécution, samedi 2 janvier, du cheikh saoudien Nimr Baqer al-Nimr, un critique virulent du pouvoir à Riyad, a exacerbé les tensions au Moyen-Orient, notamment en Iran où l'ambassade saoudienne a été en partie détruite par des manifestants.

    « Sans aucun doute, le sang du martyr versé injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens », avait averti le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, après la mort du haut dignitaire religieux chiite.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, des centaines de personnes en colère ont lancé des cocktails Molotov contre l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran dans laquelle ils ont pénétré. Le consulat saoudien à Machhad (nord-est) a également été attaqué. Quarante manifestants ont été arrêtés à Téhéran et quatre à Machhad.

    Inquiétude de Washington

    La décision drastique de l'Arabie saoudite va davantage attiser les tensions dans la région entre les chiites et les sunnites. Ce climat tendu préoccupe les Etats-Unis, un allié de l'Arabie saoudite, et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini, qui a eu l’occasion de s’entretenir avec les ministres saoudien et iranien des Affaires étrangères, rapporte notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez.

    Apparemment, l’Arabie saoudite donne l’impression de vouloir décider seule de son destin et de ne laisser à personne le choix d’agir à sa place. Pas même les Etats-Unis, pourtant un allié de longue date, qui ont par ailleurs appelé les dirigeants de la région « à prendre des mesures positives pour calmer les tensions. »

    Des manifestants iraniens lors d'un rassemblement dénonçant l'exécution du cheikh al-Nimr par l'Arabie saoudite, le 3 janvier 2016 à Téhéran. REUTERS/Raheb Homavandi

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