GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 23 Août
Mercredi 24 Août
Jeudi 25 Août
Vendredi 26 Août
Aujourd'hui
Dimanche 28 Août
Lundi 29 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    La France «déplore» les exécutions en Arabie saoudite

    media Le Prince Mohammed ben Nayef (5e D) vice Premier ministre et ministre de l'Intérieur saoudien a reçu Manuel Valls, Premier ministre français (4e G) à Riyad le 12 octobre 2015. REUTERS/Saudi Press Agency/Handout via Reuters

    Les réactions internationales se succèdent après la spectaculaire exécution capitale de 47 personnes, parmi lesquelles un imam chiite opposant déclaré à la dynastie des Saoud, samedi en Arabie saoudite. La France, grande amie de l'Arabie saoudite, a elle aussi réagi ce dimanche, en déplorant ces exécutions.

    Un communiqué du Quai d'Orsay publié dimanche 3 janvier (daté du 2 janvier) a officialisé la position de la France sur les exécutions capitales du samedi en Arabie saoudite, exécutions qui ont jeté de l'huile sur le feu des tensions entre chiites et sunnites dans la région.

    « La France déplore profondément l’exécution samedi par l’Arabie saoudite de 47 personnes dont un chef religieux chiite, déclare Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay joint par RFI. La France rappelle à cette occasion son opposition constante à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances et nous appelons les responsables de la région à tout faire pour éviter l’exacerbation des tensions sectaires et religieuses. Il importe de privilégier le dialogue et les signaux d’apaisement, c’est ce que la France attend aujourd’hui de l’Arabie saoudite comme des autres pays de la région ».

    Le cheikh al-Nimr a été exécuté mais le sort de son neveu, le jeune Ali Mohammed al-Nimr, est entre les mains des autorités saoudiennes. « Nous sommes proches de l'exécution de mon fils » déplorait son père hier sur les antennes de nos confrères de MCD. Arrêté en février 2012, alors qu'il était encore mineur, ce tout jeune Saoudien a été condamné à mort comme son oncle, en 2014, pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement, mais aussi pour attaque à l’encontre des forces de sécurité, possession d’une mitrailleuse et vol à main armée. Une procédure décriée, notamment étant donné sa jeunesse.

    RFI : est-ce que la France a demandé à l’Arabie saoudite de ne pas exécuter le neveu du cheikh al-Nimr qui est lui aussi sur la liste des condamnés à mort ?

    « L’Arabie saoudite connaît l’opposition de la France à la peine de mort, rappelle Romain Nadal. C’est un sujet que nous abordons régulièrement avec les autorités saoudiennes et nous allons demander aux autorités saoudiennes l’interruption des exécutions et l’abolition de la peine capitale. Laurent Fabius a des contacts extrêmement réguliers et étroits avec l’ensemble de ses homologues de la région. Il aura l’occasion dans les prochains jours d’avoir de nouveau des contacts notamment dans ce contexte de tensions exacerbées ».

    L'embarras des pays occidentaux

    Manifestation de protestation contre les exécutions capitales du samedi 2 janvier en Arabie saoudite à Londres : Riyad est accusé de soutenir l'EI. REUTERS/Toby Melville

    L'Union européenne, les Nations unies ou encore les Etats-Unis ont manifesté leur inquiétude face au risque d'escalade des tensions, Ban Ki-moon a déclaré sa « consternation »,  Londres a rappelé son opposition à la peine de capitale... l'embarras des pays occidentaux vis à vis de leur allié saoudien est perceptible. « Il semble que les pays occidentaux soient un peu embarrassés par ce qui se passe en Arabie saoudite, confirme Denis Bauchard, ancien ambassadeur, et conseiller pour le Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales (IFRI). Il y a déjà des campagnes sur le thème de la discrimination religieuse en Arabie saoudite, sur le fait que les Saoudiens financeraient les mouvements radicaux, ne respecteraient pas les droits de l’homme, etc. Et cet élément nouveau, très spectaculaire, va effectivement conforter une campagne anti-saoudienne. Les pays occidentaux, notamment la France, vont être d’autant plus embarrassés qu’ils ont des relations étroites et amicales avec le royaume d’Arabie saoudite et apparaissent comme soutenant plutôt l’Arabie saoudite contre l’Iran et le développement de l’influence de l’Iran au Moyen-Orient ».

    → à relire : France-Arabie saoudite : entente politique et gros contrats

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.