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    Moyen-Orient

    Iran-Arabie saoudite: l’heure de l’affrontement?

    media Sur la place Imam Hussein, à Téhéran, le 4 janvier 2016, des chiites manifestent pour dénoncer l'exécution de cheikh Nimr Baqer al-Nimr par l’Arabie Saoudite. REUTERS/Raheb Homavandi

    La mort de Nimr al-Nimr, le dignitaire chiite exécuté samedi 2 janvier 2016, en Arabie saoudite a déclenché la crainte d'une escalade des tensions au Moyen-Orient. Dans plusieurs pays de cette région, les chiites en colère manifestent et les responsables sunnites prennent des décisions radicales.

    48h après l’exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr, plusieurs pays sunnites ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Iran. Le premier à être passé à l’acte est le royaume sunnite des al-Saoud. Après l’attaque de son ambassade à Téhéran et son consulat dans la ville iranienne de Machhad, en représailles à la mise à mort du dignitaire chiite, Riyad a pris plusieurs décisions et notamment l’expulsion des diplomates iraniens, la suspension des relations commerciales et des liaisons aériennes avec l’Iran, et enfin l’interdiction à ses ressortissants de se rendre dans ce pays.

    Derrière les Saoudiens, tout un bloc de pays sunnites fait front. Les monarchies du Golfe ont affiché leur solidarité. Les Emirats Arabes Unis ont rappelé leur ambassadeur à Téhéran. Le petit voisin, le Bahreïn a rompu à son tour ses relations diplomatiques avec la République Islamique d’Iran. Le Soudan a également pris la même décision. A Khartoum les diplomates iraniens ont été priés de faire leurs valises.

    Risque d’embrasement

    La colère des chiites gronde dans toute la péninsule arabique et même au-delà. Si presque toutes les monarchies du Golfe sont sunnites presque toutes abritent une minorité chiite. Au Bahreïn, les chiites sont même majoritaires.

    Depuis samedi, ils sont dans la rue pour dénoncer l’exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr par l’Arabie saoudite. Manifestation de colère au Liban, au Yémen, à Bahreïn au Pakistan et surtout en Irak. Dans ce pays qui a déjà connu une guerre interconfessionnelle (sunnites - chiites) les hostilités ont commencé.

    La nuit dernière, le 3 janvier, au sud de Bagdad deux mosquées sunnites ont été attaquées. Un muezzine sunnite également a été abattu par des hommes armés. Il n’y a eu aucune revendication, mais dans ce pays, viser un lieu de culte est un message assez clair. Les communautés chiite et sunnite se connaissent suffisamment. Ces frères ennemis se sont déjà entretués lors de la guerre civile qui a finalement pris fin en 2008.

    Durant les prochains jours, en tout cas, les tensions pourraient s’accentuer. Le puissant dignitaire chiite irakien Moqtada al-Sadr a lancé des appels à manifester. Malgré son retrait de la vie politique, il y a près d’un an, Moqtada al-Sadr n’a rien perdu de son influence. Il peut rassembler les masses. Surtout pour défendre une cause aussi importante face à l’ennemi saoudien.

    Les partisans du leader chiite Moqtada al-Sadr protestent contre l'exécution do chef religieux chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr, dans la ville de Najaf, en Irak, le 4 janvier 2016. REUTERS/Alaa al-Marjani

    Après les guerres par procuration, la confrontation ?

    Une confrontation directe aurait de terribles répercussions sur toute la région. En exécutant le dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr, en rompant ses relations avec l’Iran et en entretenant un ton guerrier vis-à-vis de la République Islamique, l’Arabie saoudite ne semble pas réaliser qu’elle expose toute la région à un embrasement général. De plus le durcissement de l'affrontement entre les deux grands rivaux, Riyad et Téhéran, risque de rendre encore plus difficile une sortie de crise dans la guerre en Syrie ou encore au Yémen

    Appels au calme

    Européens, Américains, Russes, Chinois, ont tous appelé à la désescalade. Les pays occidentaux alliés des Saoudiens sont très embarrassés, mais certains plus que d’autres ont osé rappeler à l’ordre Riyad. L’Allemagne a averti l'Arabie saoudite. « Les futures ventes de matériel militaire vont dépendre de l'évolution de la situation », a déclaré le ministre allemand de l’Economie. Pékin a demandé aux Iraniens et aux Saoudiens de conserver le calme et de préserver la paix.

    De son côté, Moscou a proposé de jouer les médiateurs et d’accueillir des discussions entre Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne, et son homologue saoudien Adel al-Jubeir.

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