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    Moyen-Orient

    L'opposition syrienne exige la fin des bombardements avant de négocier

    media Le coordonnateur de l'opposition syrienne Riad Hijab s'est adressé à la presse à sa sortie de l'Elysée, le 11 janvier 2016, après avoir rencontré le président français François Hollande. JACQUES DEMARTHON / AFP

    L'opposition syrienne refuse de négocier avec le régime de Bachar el-Assad tant que les bombardements continueront sur les populations civiles. C'est ce qu'a expliqué ce lundi Riad Hijab, le coordonnateur de l'opposition syrienne pour les pourparlers de paix, en visite à Paris. A l'issue d'un entretien avec François Hollande, Riad Hijab a dénoncé le blocus imposé par le régime aux villes tenues par la rébellion, les bombardements effectués notamment par l'aviation russe et le rôle joué par l'Iran sur le terrain, par le biais des milices qui soutiennent Bachar el-Assad.

    Avec AFP

    Le coordonnateur général de l'opposition syrienne Riad Hijab a averti ce lundi que celle-ci ne pourrait pas engager de négociations avec le régime syrien tant que des « forces étrangères » bombardent la Syrie, évoquant un raid de l'aviation russe qui a frappé une école le jour même. « Comment pourrions-nous accepter de négocier alors que le peuple syrien est en train de mourir », a-t-il insisté, énumérant les « massacres commis tous les jours par l'Iran, par des milices confessionnelles, par des mercenaires afghans ou pakistanais. »

    Riad Hijab a évoqué en particulier le « massacre » perpétré au nord-ouest d'Alep où, selon lui, « trois écoles ont été bombardées par les Russes » et « plus de 35 enfants ont été tués », tandis que des « dizaines » d'autres « sont encore sous les décombres » et que l'on compte « des dizaines de blessés ».

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état pour sa part d'au moins 12 écoliers et trois adultes, dont une enseignante, tués dans ce raid contre une école d'une localité rebelle de la province d'Alep. « Des centaines de milliers de personnes ont pris le chemin de l'exil depuis le début des bombardements russes », a ajouté Riad Hijab.

    M. Hijab était reçu à Paris en prélude aux négociations de paix censées s'ouvrir sous l'égide de l'ONU le 25 janvier à Genève entre le régime et l'opposition. L'objectif est de mettre en place une autorité de transition pour mettre fin à la guerre qui ravage le pays depuis près de cinq ans.

    → A (re)lire : Syrie : échec total des négociations de « Genève II », Brahimi « désolé »

    De son côté, François Hollande a averti que « la volonté du régime de négocier serait jugée à l'aune de la cessation de ses bombardements aveugles et de sa politique visant à affamer des villes entières, en violation flagrante du droit international », selon un communiqué publié à l'issue de l'entretien.

    Le président français a également « appelé à la mise en place de mesures humanitaires immédiates, en priorité dans les zones assiégées et notamment à Madaya, et en vue de construire les conditions d'un cessez-le-feu crédible ». François Hollande a aussi souligné « la nécessité (...) de la mise en place d'une transition politique en Syrie », réaffirmant que « Bachar el-Assad ne saurait jouer un rôle dans la Syrie de demain ».

    Il s'est également « félicité de la pleine disposition de l'opposition syrienne à reprendre des négociations avec le régime syrien », en dépit des réserves exprimées lundi par son coordonnateur général. « Nous avons dit au président français que nous voulons négocier, mais nous voulons que le volet humanitaire soit séparé du volet politique », a prévenu Riyad Hijab.

    Celui-ci refuse « que le volet humanitaire soit utilisé à la table de négociations comme un moyen de pression », alors que « la situation de la population syrienne est de plus en plus effroyable », en particulier « dans les villes encerclées ». Interrogé sur le refus du régime syrien d'admettre la présence de deux mouvements d'opposition à Genève, Riad Hijab a répliqué : « la composition de notre délégation est de notre responsabilité et nous refusons que des conditions soient posées ou une intervention de parties extérieures ».

    La faim est utilisée comme arme par le régime.
    Riad Hijab, Coordonnateur de l'opposition syrienne 11/01/2016 - par Daniel Vallot Écouter

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