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    Moyen-Orient

    Syrie: l'ONU appelle le régime à lever le siège de Madaya

    media Des habitants quittent la ville de Madaya assiégée par l'armée syrienne, le 11 janvier 2016. REUTERS/Omar Sanadiki TPX IMAGES OF THE DAY

    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à New York pour des consultations à huis clos sur le sort de Madaya, ville rebelle assiégée depuis six mois par les forces de Bachar el-Assad. Les Nations unies ont indiqué à l’issue de cette réunion que 400 personnes se trouvaient actuellement dans une situation critique et avaient besoin d’une évacuation d’urgence. Certains diplomates ont par ailleurs dénoncé l’instrumentalisation de l’aide humanitaire par le gouvernement syrien et demandé la levée des sièges des villes syriennes.

    Les premiers camions ont atteint Madaya mais les membres du Conseil de sécurité ne sont pas dupes, explique notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Le président syrien a déjà plusieurs fois fait mine de réaliser des concessions sur le plan humanitaire pour finalement durcir ses positions sur le plan politique.

    La famine, « une pratique du Moyen-âge »

    Et à un peu moins de deux semaines des pourparlers de paix qui doivent avoir lieu à Genève le 25 janvier prochain, les ambassadeurs ne cachent pas leur scepticisme : « Comment les forces de l’opposition pourraient-elles en effet négocier un accord avec un gouvernement qui affame ses propres enfants ? », s’interroge l’ambassadeur français François Delattre.

    « La famine est une pratique du Moyen-âge qu’on ne peut pas tolérer », a-t-il ajouté à l’instar de ses collègues britanniques, américains espagnols et néo-zélandais. Quatre cents personnes seraient actuellement en situation d’urgence absolue à Madaya selon le coordinateur humanitaire de l’ONU.

    L’ambassadeur syrien Bachar Jafaari a réfuté vivement ces accusations. Il n’y a pas de famine à Madaya et ces informations ne servent, selon lui, qu’à diaboliser le régime de Bachar el-Assad.

    Famine et froid à Madaya

    Pourtant, le personnel humanitaire et les journalistes qui ont pu entrer à Madaya avec le convoi d'aide -44 camions chargés de nourriture et de couvertures- ont rencontré des habitants désespérés au regard vide, et affaiblis par 180 jours de siège implacable, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    La situation s'est dégradée il y a 15 jours, avec la première vague de froid, et plusieurs habitants, des enfants et des personnes âgées, seraient mortes de faim. Hiba Abdel Rahman, une jeune fille de 17 ans, raconte à l'Agence France-Presse avoir vu un jeune homme tuer des chats et présenter aux membres de sa famille la chair comme étant de la viande de lapin. Elle décrit des scènes ou des individus se nourrissent dans les poubelles et d'autres qui ne mangent que de l'herbe.

    Privés d'électricité, de chauffage et de nourriture, les 40 000 habitants sont confrontés au siège des forces gouvernementales et aux exactions des rebelles, qui monopolisent toutes les ressources. Dans ce contexte, l'Observatoire syrien des droits de l'homme rapporte qu'une foule en colère a expulsé, lundi 11 janvier, de son lieu de résidence, le chef du Conseil militaire rebelle, qui voulait stocker dans des dépôts sous son contrôle l'aide acheminée. Les habitants exigeaient que les rations alimentaires soient directement distribuées aux familles et ils ont finalement obtenu gain de cause.

    Deux autres villages secourus

    Un autre convoi d'aide est également entré dans deux villages encerclés par les rebelles à 300 kilomètres au nord de Damas.

    Il s'agit de Foua et de Kafarya, à Idleb, au nord de Syrie, qui comptent quelque 50 000 habitants, des chiites en majorité, favorables au régime. Vingt et un camions de nourriture et d'aides diverses sont entrés dans ces deux villages totalement assiégés par des rebelles islamistes. Mais la situation y est moins dramatique qu'à Madaya, car ils sont approvisionnés par des hélicoptères de l'armée syrienne ou par des colis largués par des avions.

    Un convoi de 49 camions a été acheminé hier à Madaya. L’opération a duré très longtemps. Les équipes étaient sur place jusqu’à environ 4 heures du matin, heure de Damas../..La dernière fois qu’on a été à Madaya, c’était en octobre 2015, où on a pu acheminer avec le Croissant Rouge arabe syrien et les Nations unies de l’aide humanitaire qui était suffisante pour deux mois. Et depuis, les organisations humanitaires n’ont pas réussi à revenir. On est vraiment très contents de ce développement positif. En plus de Madaya il y a eu aussi un autre convoi humanitaire qui est arrivé à Foua et Kafraya, deux autres zones assiégées où il y a environ 20 000 personnes avec aussi des besoins énormes. Par contre, on a besoin de pouvoir revenir, que ce soit dans les zones assiégées ou dans les zones où il est très difficile d’accéder.
    Dibeh Sakher, porte-parole du CICR 12/01/2016 - par RFI Écouter

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