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    Moyen-Orient

    Liban: l’alliance Samir Geagea-Michel Aoun bouleverse le jeu politique

    media Samir Geagea (à gauche) et Michel Aoun, le 18 janvier 2016 à Beyrouth. ALDO AYOUB / LEBANESE FORCES / AFP

    Alors que le Parlement libanais ne parvient toujours pas à élire un nouveau président de la République, un poste vacant depuis mai 2014, le chef chrétien Samir Geagea a annoncé lundi soir son soutien à la candidature de son rival Michel Aoun, lors d’une conférence de presse conjointe. Un coup de tonnerre qui semble laisser les formations chiites et sunnites sans voix.

    Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

    La classe politique libanaise est comme assommée, abasourdie. K.-O. debout après l’invraisemblable annonce lundi du chef chrétien Samir Geagea qui s’est engagé à soutenir son grand rival Michel Aoun, candidat au poste de président de la République. Les alliés et les adversaires respectifs des deux hommes se sont murés dans un silence assourdissant, tant ce scénario, improbable il y a seulement quelques jours, est lourd de conséquences.

    Silence radio du côté du Hezbollah, allié indéfectible de Michel Aoun, qui est pourtant son seul et unique candidat à la présidence. Le parti chiite n’avait pas hésité à éconduire son allié historique et ami personnel de Bachar el-Assad, le député Sleiman Frangié, dont la candidature avait été proposée par le chef sunnite Saad Hariri.

    Silence aussi au Courant du futur, le principal parti sunnite, allié de Samir Geagea. Saad Hariri a convoqué en urgence en Arabie saoudite, où il réside le plus clair de son temps, ses principaux lieutenants, pour des concertations. Le chef druze Walid Joumblatt n’a pas été plus loquace. Il veut consulter son parti avant de se prononcer.

    Ce bouleversement majeur mélange toutes les cartes au Liban. Pour autant, Michel Aoun n’est pas encore le prochain président. Certes, il est désormais appuyé par une majorité confortable de chrétiens, mais il n’a pas la majorité nécessaire au Parlement. Sans les sunnites, il ne peut pas être élu président. Il a encore un bon bout de chemin à parcourir pour les convaincre.

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