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    La décision de la justice française de libérer l'un des deux auteurs du meurtre d'un prêtre en l'assignant à résidence sous bracelet électronique est un «échec, il faut le reconnaître», estime le chef du gouvernement dans une interview au «Monde». «Cela doit conduire les magistrats à avoir une approche différente, dossier par dossier, compte tenu des pratiques de dissimulation très poussées des jihadistes». Manuel Valls ne veut pas cependant tomber «dans la facilité de rendre ces juges responsables de cet acte de terrorisme». Par ailleurs, il envisage d'interdire le financement des mosquées par l'étranger.

    Moyen-Orient

    Egypte, une révolution confisquée?

    media Place Tahrir au Caire, le 27 novembre 2011. REUTERS/Ahmed Jadallah

    Il y a cinq ans, des centaines de milliers d’Egyptiens descendaient dans les rues du Caire et occupaient la place Tahrir. Ils réclamaient le départ du président Moubarak, et surtout un régime démocratique. Le soulèvement de 2011, a duré 18 jours et s'est achevé le 11 février par la mise à l'écart d'Hosni Moubarak.

    Après des semaines de répressions, les manifestants obtiennent la tenue d’élections libres. Les frères musulmans raflent la mise. De nouvelles manifestations sont organisées et l’armée finira par chasser le président Morsi, issu des Frères musulmans.

    L'Egypte est à nouveau dirigée d'une main de fer par un militaire, le président Abdel Fattah al-Sissi. Le renversement en 2013 de l'islamiste Mohamed Morsi, président élu démocratiquement a été suivi d'une implacable répression contre les Frères musulmans, notamment avec plus de 1 400 tués.

    Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi réprime toute forme de contestation sous couvert de lutte contre les groupes islamistes.

    Le bras de fer entre le pouvoir et les islamistes

    Une répression impitoyable règne dans le pays. Une répression qui vise toute contestation provenant des milieux islamistes ou simplement des jeunes blogueurs.

    On peut penser que l'Egypte moderne, au moins depuis une soixantaine d'années, oppose essentiellement dans un bras de fer l'armée au mouvement des Frères musulmans.

    Pour Agnès Levallois, consultante, spécialiste du Proche-Orient et chargée de cours en sciences politiques, « c'est clairement visible lorsque Nasser a pris le pouvoir avec l'aide des Frères musulmans et les a ensuite réprimés et fait pendre un certain nombre de leurs dirigeants. »

    Puis elle poursuit : « Plus tard, on a vu un Hosni Moubarak laisser les Frères musulmans gérer la vie au quotidien des Egyptiens par le biais d'organisations caritatives liées au mouvement islamiste. Elles s'occupaient aussi bien des problèmes de santé ou encore d'éducation. Hosni Moubarak, vers la fin de son règne, a tenté de favoriser les mouvements salafistes pour amoindrir le rôle des Frères musulmans qui commençaient à prendre beaucoup d'importance. »

    « Lorsque la révolution a eu lieu, les Egyptiens ont pensé à un moment que la vie politique allait enfin sortir de ce face-à-face. En tout cas, Mohamed Morsi est élu et un an plus tard ça a été le retour du bâton. »

    Une manifestation pro-Morsi, en janvier 2015 au Caire. AFP PHOTO / MOHAMED EL-SHAHED

    Un retour de bâton impitoyable

    Le nouveau président gouverne quasiment par décret. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, l'Egypte a dans ses prisons plus de 40 000 détenus politiques.

    La torture est très largement employée, une situation qualifiée de pire qu'à l'époque d'Hosni Moubarak. Les autorités égyptiennes nient ces accusations.

    Une loi interdisant les manifestations et rassemblements non autorisés par le ministère de l'Intérieur a été adoptée par décret, en prévision des commémorations de ce 25 janvier.

    Aucune célébration officielle n'accompagnera les cinq ans de la révolution égyptienne. Au contraire, la population est priée de rester chez elle.

    La station de métro de la place Tahrir, où la révolution avait commencé est fermée. Un impressionnant dispositif policier et militaire a été mis en place dans le centre-ville du Caire.

    Un anniversaire interdit

    En manifestant lors du printemps égyptien et en provoquant la chute de Moubarak, les manifestants n'ont plus le droit de manifester. Les autorités préfèrent désormais les voir défiler pour commémorer le 30 juin : date à laquelle des milliers de gens protestaient contre le président Mohamed Morsi, pourtant élu démocratiquement et destitué par l'armée.

    L'espace politique s'est refermé et cela comporte des risques. Pour Agnès Levallois, « cela fait le jeu des groupes les plus radicaux. Les opposants qui dans un premier temps étaient modérés et bien vont de plus en plus se radicaliser ».

    Insurrection jihadiste

    Depuis, le pays est également le théâtre d'une insurrection jihadiste qui multiplie les attentats et les attaques contre les forces de l'ordre.

    La branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) multiplie les attentats meurtriers dans plusieurs villes du pays, y compris dans le Sinaï.

    Cette branche a revendiqué un attentat à la bombe contre un avion de touristes russes qui s'est écrasé le 31 octobre après son décollage de la cité balnéaire de Charm el-Cheikh. L'attentat s'est soldé par 224 morts.

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