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    Moyen-Orient

    Négociations de paix: le régime syrien en position de force à Genève

    media L'ambassadeur de la Syrie à l'ONU, Bachar al-Jaafari, le 31 janvier 2016 à Genève. FABRICE COFFRINI / AFP

    Les différentes parties sont enfin réunies à Genève pour entamer des pourparlers de paix en Syrie ce dimanche 31 janvier 2016. Des négociations que le régime de Bachar el-Assad aborde en position de force, notamment grâce au soutien militaire de la Russie ainsi qu'au retour de l'Iran sur la scène internationale.

    Avec notre envoyé spécial à Genève,  Nicolas Falez

    Les conditions d’un dialogue en vue de la paix en Syrie sont enfin réunies. Conditions matérielles du moins, puisque les représentants du régime et de l'opposition sont tous dans la même ville, en terrain neutre à Genève. C’est un très fragile processus qui s’amorce : les opposants ont déjà prévenu que s'il n'y a pas de progrès humanitaires, ils feront demi-tour.

    D'ailleurs, ce dimanche 31 janvier, Damas a d'ores et déjà accusé l'opposition, qui a tergiversé plusieurs jours avant de se rendre à Genève, de ne pas être « sérieuse ». A deux reprises dans le passé, des négociations de paix sur la Syrie ont eu lieu à Genève, en juin 2012 puis en janvier 2014. A chaque fois, ces efforts se sont heurtés au même obstacle, le sort de Bachar el-Assad.

    Le pessimisme domine

    Le nouveau processus est encadré par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, mais le pessimisme domine. Le rapport de force est défavorable à l'opposition. Depuis septembre dernier, la Russie intervient militairement en Syrie. Elle a permis au régime de Damas de freiner la poussée des rebelles, et même de reprendre des localités stratégiques.

    L'autre nouveauté qui renforce Bachar el-Assad, c'est que l'Iran fait son retour sur la scène internationale, à la faveur de l'accord nucléaire, et que son soutien politique et militaire au régime n'a pas varié.

    Négociations indirectes

    De surcroît, les attentats du groupe Etat islamique ont infléchi la ligne de certains pays occidentaux, à commencer par la France. Après les attentats de novembre, Paris a cessé de renvoyer dos à dos l'organisation jihadiste et le régime syrien.

    Tout ceci fragilise les demandes de l’opposition syrienne, qui a fini par se rendre à Genève sans obtenir à ce stade la moindre pause dans les bombardements russes ou les sièges des localités tenues par les rebelles.

    Si les négociations débutent vraiment à Genève, il s’agira de négociations indirectes. A ce stade, l'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, n'envisage pas d'assoir les délégations à la même table. L'ONU a annoncé en fin de journée que les discussions reprendraient lundi, M. de Mistura devant rencontrer d'abord la délégation de Damas puis celle de l'opposition. Les négociations pourraient s'étendre sur six mois, pour aboutir à la formation d'un gouvernement de transition et des élections en Syrie dans 18 mois, à la mi-2017.

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