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    Moyen-Orient

    Syrie: à Genève, les deux camps discutent, mais pas entre eux

    media C'est le médiateur de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui devra mener les discutions indirectes entre le régime syrien et l'opposition. REUTERS/Denis Balibouse

    C’est un processus très laborieux qui va s’engager ce lundi 1er février à Genève dans le cadre des négociations inter-syriennes. Pour le moment, les représentants de l’opposition et du régime refusent de discuter ensemble directement. Les deux parties seront reçues, mais séparément, par l’émissaire de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura. Il ne s’agit pas encore des fameuses discussions indirectes auxquelles sont conviés les deux camps.

    Avec notre envoyé spécial à Genève,  Nicolas Falez

    L’opposition syrienne est arrivée à reculons à Genève, estimant qu’elle ne devait pas commencer à discuter alors que les bombardements se poursuivent et que des civils meurent de faim dans des villes assiégées. Et selon les informations de RFI, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura lui a soumis dimanche une proposition.

    On ignore le contenu de ce qui se trouve sur la table. S’agit-il d’un geste humanitaire, comme par exemple la libération de certains civils détenus par le pouvoir de Damas ? En tout cas, l’opposition a accepté de faire un pas de plus vers la discussion, avec une nouvelle rencontre séparée avec l’ambassadeur de l’ONU ce lundi après-midi.

    Au même moment, on apprenait que le négociateur en chef de la délégation d’opposition Mohamed Allouche était en route pour rejoindre son équipe à Genève. M. Allouche est un chef de l’opposition armée, membre d’un groupe salafiste pro-saoudien, l’armée de l’islam. Une organisation qualifiée de terroriste par le régime syrien et par ses alliés russes et iraniens.

    Le sort de Bachar el-Assad, principal obstacle

    Si la négociation indirecte débute effectivement à Genève dans les jours qui viennent, de quoi parlera-t-on ? D’une transition politique, mais que chacun entend à sa manière. Pour l’opposition et les pays qui la soutiennent, il faut que Bachar el-Assad quitte le pouvoir. Mais du côté de Damas et de ses soutiens, il n’en est pas question. L’actuel dirigeant syrien a le droit de rester en place et même d’être candidat à de futures élections.

    « La Résolution 22-54, qui est notre boussole dans les discussions indirectes, fait référence seulement à la gouvernance et non pas au gouvernement d’unité nationale, affirme l’émissaire du régime syrien à Genève, Bachar al-Jaafari. Cela dit, le gouvernement syrien est favorable à la formation d’un gouvernement national élargi, comme une phase avant la phase finale, qui sera décidée par les Syriens à Genève, si jamais les discussions décollent convenablement et dans des conditions sérieuses. Chose d’ailleurs qui n’a pas été prouvée jusqu’à maintenant par les soi-disant délégations – au pluriel – des oppositions. » C’est cet obstacle qui a fait échouer les précédents efforts de paix en Syrie.

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