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    Moyen-Orient

    Turquie: situation alarmante dans les villes kurdes du sud-est

    media Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris l'été dernier entre les forces de l'ordre turques et le PKK, faisant voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012. (photo de Sirnak, le 12 janvier 2016) STR / AFP

    Dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde, les opérations spéciales de l'armée et de la police turques se poursuivent contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK. Plusieurs villes sont sous couvre-feu, parfois depuis plusieurs jours voire des semaines. C'est le cas à Cizre, une ville considérée comme un bastion du PKK et qui est sous le feu des forces turques. Dans cette ville, des personnes ayant trouvé refuge dans le sous-sol d'un immeuble il y a plus d'une semaine y sont toujours bloquées.

    Avec notre correspondant à IstanbulAlexandre Billette

    Trente-et-une personnes, la plupart blessées lors des opérations spéciales, avaient trouvé refuge dans le sous-sol d'un immeuble de la ville de Cizre. Sept d'entre elles seraient déjà mortes de leurs blessures faute d'avoir été évacuées. Selon les autorités turques, les conditions sécuritaires ne permettent pas d'acheminer sur place des ambulances. Le président Recep Tayyip Erdogan a, lui, évoqué un possible piège de la part des rebelles kurdes.

    Faux, disent des témoins sur place, les forces de l'ordre refusent de cesser-le-feu. Faysal Sariyildiz est un député du parti pro-kurde HDP de la région, il est aujourd'hui dans la ville de Cizre. « La plupart de ceux qui sont dans la cave sont blessés, et tous souffrent de déshydratation depuis une semaine. Nous avons pu leur parler par téléphone ou échanger des SMS, mais depuis samedi, pas de nouvelles. L'hôpital est à cinq minutes en voiture. Ce quartier est sous contrôle des forces de l'ordre, mais elles refusent d'évacuer les blessés », assure-t-il.

    Samedi 30 janvier, une ambulance s'est approchée mais le bâtiment a été au même moment touché par des obus, selon le député. Dimanche, un groupe de femmes a tenté d'accéder à l'immeuble avec un drapeau blanc pour permettre l'évacuation des blessés, elles ont été interpellées avant de pouvoir arriver sur place. Le haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a déclaré aujourd'hui être « préoccupé par les actions des forces de sécurité » turques dans le sud-est, notamment à Cizre.

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