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    Moyen-Orient

    Le musée du Louvre signe un contrat historique avec l’Iran

    media J.-L. Martinez (à dr.) du musée du Louvre, et N. Motlagh, vice-président du Patrimoine en Iran, lors de la signature de l’accord culturel historique, le 29 janvier 2016, devant le président français Hollande et le président iranien Rohani.

    Les grands contrats signés avec Airbus, fin janvier 2016, lors de la venue du président iranien Hassan Rohani en France ont totalement éclipsé le volet culturel de cette visite. Un accord historique a pourtant été signé entre le musée du Louvre et le gouvernement iranien. Une « convention-cadre » sur les quatre années à venir prévoit des expositions en France et en Iran, des échanges de chercheurs, et la reprise de fouilles sur des sites qui restent encore à définir.

    Avec cet accord historique, le Louvre renoue ainsi des liens interrompus avec l'Iran depuis la révolution islamique de 1979, à quelques exceptions près. Un accord avait bien été signé en 2004, mais avait été mis à mal sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, du fait du regain de tension autour du nucléaire iranien.

    Le Louvre revisite la dynastie Kadjar

    À l'issue des négociations sur le nucléaire, il était donc tout naturel que les contacts reprennent. Yannick Lintz dirige le département des Arts de l'islam au Louvre. Elle s'est rendue à Téhéran dès juin 2015 avec notamment un projet d'exposition audacieux, sur la dynastie Kadjar.

    « Cette dynastie, indique-t-elle, a régné entre la fin du XIXe et les premières décennies du XXe siècle. C’était une dynastie moderne qui vivait dans son époque, connue pour son côté pas forcément très religieux, mais très ouvert à une vie tournée vers une modernité, la luxure, les techniques de photographie, de cinéma, etc. C’est une dynastie que les Iraniens de la Révolution détestaient. Il y a encore quelques années, il aurait été inconcevable d’imaginer de proposer aux Iraniens une exposition sur cette dynastie qui représentait pour eux l’antithèse de la culture iranienne. »

    Une ouverture nouvelle de la société iranienne ?

    Yannick Lintz ne cache pas son étonnement devant l'enthousiasme de ses interlocuteurs iraniens. Selon elle, c’est le signe d'une ouverture nouvelle de la société iranienne sur une période du passé récent, jusque-là censurée.

    ► Lire aussi : Visite d’Hassan Rohani à Paris: des contrats à profusion, RFI 28/1/2016
    ► Lire aussi : Le Louvre devient la Mecque des Arts de l’islam, RFI 20/2/2012

     

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