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    Moyen-Orient

    L’armée syrienne progresse au nord de la province d’Alep

    media Des soldats de l'armée du régime syrien célèbrent la prise du village de Ratian, au nord d'Alep, le 6 février 2016. AFP / GEORGE OURFALIAN

    Dimanche 7 février, l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe, s’est approchée de Tall Rifaat, l’un des trois derniers bastions rebelles dans la partie nord de la province d'Alep, à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque. La situation fait craindre un drame humanitaire.

    Avec AFP,

    « Les troupes du régime se trouvent désormais à 7 km de la ville de Tall Rifaat », indiquait ce dimanche Ram Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque, Tall Rifaat, aux mains des insurgés depuis 2012, est l’un des trois derniers bastions rebelles dans le nord de la province d’Alep, avec Avaz et Marea.

    L'armée syrienne a lancé en début de semaine une offensive éclair dans la province d'Alep, située au nord du pays. Selon Ram Abdel Rahmane, l’objectif du régime est de parvenir à la frontière turque pour empêcher tout passage de rebelles et d’armes à partir de la Turquie. « Si [Tall Rifaat] tombe, l’armée pourra avancer en vue de prendre le contrôle de l’ensemble du nord de la province d’Alep », a confirmé Al-Watan, un quotidien proche du régime.

    La situation fait craindre aux ONG une catastrophe humanitaire. Médecins sans frontières a ainsi averti qu’une rupture totale des voies d’approvisionnement serait dramatique pour les quelque 350 000 civils toujours présents dans les quartiers d’Alep contrôlés par les rebelles.

    Des dizaines de milliers de civils à la frontière

    Fuyant l’offensive du régime, plus de 30 000 personnes ont rejoint ces derniers jours les environs d’Azaz et se pressent maintenant à la frontière pour rejoindre la Turquie. Leur nombre pourrait atteindre les 70 000, estime le gouverneur de la province frontalière turque, Suleyman Tapsiz. Ils attendent dans des conditions très précaires, dans des camps dressés à la hâte. Deux cent trente tentes ont été distribuées par MSF, ce qui n’est pas assez pour tous les abriter et il manque encore de l’eau et des équipements sanitaires.

    Face à cette situation, les Européens ont rappelé à Ankara son devoir d’accueillir les réfugiés syriens. S’ils « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, sans préciser quand. Le seul point de passage possible était encore fermé ce dimanche.

    L'embarras de la Turquie

    Depuis le début de cette crise, la Turquie fait face à plusieurs paradoxes, rappelle notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette. Le pays a atteint sa capacité d’absorption des réfugiés, mais va néanmoins ouvrir sa frontière. Il doit limiter le flux de réfugiés en route vers l'Europe, mais ouvrir ses portes aux Syriens, comme le demande Bruxelles. Les réfugiés seront accueillis, mais des ONG turques dressent des camps de tentes en territoire syrien.

    La précision du président Recep Tayyip Erdogan illustre l'embarras dans lequel se trouve le pouvoir turc, qui voudrait pouvoir gérer cette crise en dehors de la Turquie, idéalement dans cette zone tampon qu'Ankara voulait instaurer au nord de la Syrie, mais que les alliés occidentaux n'ont jamais acceptée. Un projet qui apparaît de plus en plus illusoire aujourd'hui, alors que les troupes loyalistes ne sont plus qu'à 20 km de la frontière.


    ■ La question de l'envoi de troupes au sol

    Les Emirats arabes unis ont estimé dimanche que la campagne internationale en Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique devrait inclure des forces terrestres et rester placée sous commandement américain. Quels moyens peut engager Abou Dabi au sol contre Daech ?

    « Ces déclarations accompagnent la politique des Emirats arabes unis. Les Emirats ont fourni des hélicoptères et des avions de combat quand l’opération a commencé contre Daech. Les Emirats, l’Arabie saoudite et d’autres pays font partie de cette coalition », rappelle Ryad Kahwaji, de l’institut Inegma.

    « Ce qu’ils disent maintenant, continue-t-il, c’est que les opérations aériennes ne sont pas suffisantes, qu’il faut des opérations terrestres pour pouvoir venir à bout de l’EI en Syrie et en Irak. Ils peuvent apporter leur soutien dans des missions spéciales de secours et de sauvetage. En matière logistique aussi. »

    Et de conclure : « Ceci devrait aider à contrebalancer la situation en Syrie, où nous avons maintenant les Russes et les Iraniens qui ne sont là que pour se battre contre l’opposition syrienne et oublient totalement daech. »

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