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    Moyen-Orient

    Réfugiés syriens: la Turquie joue la montre

    media Des déplacés syriens massés à la frontière turque, le 6 février 2016, près du point de passage de Bab al-Salam. REUTERS/Osman Orsal

    Des dizaines de milliers de réfugiés syriens fuyant l'offensive du régime sur la ville d'Alep sont toujours bloqués à la frontière turque, ce lundi 8 février. Malgré la grave crise humanitaire qui menace et les pressions de l’Union européenne, la Turquie semble jouer la montre et refuse d’ouvrir le passage.

    Des températures glaciales et aucun autre choix que celui d’attendre encore et encore. Depuis deux jours, des dizaines de milliers de Syriens, qui ont fui l’offensive des troupes du régime de Damas sur Alep et sa région, se massent à la frontière turque, avec l’espoir de pouvoir traverser. Ils seraient environ 35 000.

    Ankara s'est pourtant dit prêt à ouvrir le passage. « Nous le ferons, nous ouvrions les portes si nécessaire », a promis dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan. La formulation est pour le moins ambiguë et n’a pour l’instant abouti sur rien de concret, relate notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette.

    Zone tampon ou ouverture totale ? Aucune décision n’a été annoncée par le gouvernement turc, qui entretient le flou. Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus a par exemple prévenu que son pays, qui accuille aujourd'hui près de trois millions d'exilés, avait atteint les limites de ses capacités.

    Mais il reconnaît dans le même temps que les Syriens massés à la frontière n’ont « nulle part ailleurs où aller ». Pendant ce temps, le poste-frontière reste fermé et les ONG turques s’activent toujours dans la zone tampon du côté syrien de la frontière, pour venir en aide aux milliers de déplacés.

    Course contre la montre humanitaire

    C’est donc un signe supplémentaire indiquant que la Turquie n’a visiblement pas l’intention d’ouvrir ses portes, du moins dans les prochaines heures, malgré une crise humanitaire potentiellement très grave. C’est ce que craignent la plupart des ONG, notamment à cause des températures très froides dans la région en ce moment.

    Le pouvoir turc souhaite prendre son temps dans cette crise. Apparemment, la situation n’est pas encore assez critique pour le président Erdogan, malgré le nombre d’exilés en provenance d’Alep, qui risque encore d’augmenter. Impossible toutefois de connaître l’ampleur de la nouvelle vague. Le gouverneur de la province évoque un exode possible de 70 000 civils. Ankara parle de 100 000 personnes.

    Les autorités turques espèrent pouvoir gérer cette urgence le plus longtemps possible de l’extérieur, c’est-à-dire en venant en aide aux réfugiés du côté syrien de la frontière, comme elles le font en ce moment. Ankara réclame, depuis des mois, la création dans l'extrême nord de la Syrie d'une « zone de sécurité » pour accueillir les personnes fuyant la guerre.

    Mais la pression s’accentue du côté de l’Union européenne, qui exhorte la Turquie à ouvrir ses portes. Ankara est ainsi prise en étau entre le flot de réfugiés et la demande européenne de retenir tout ce monde sur son territoire.

    Angela Merkel de nouveau à Istanbul

    C’est très probablement ce que viendra dire ce lundi Angela Merkel, qui se rend à nouveau en Turquie. La chancelière allemande devrait rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan et son Premier ministre Ahmet Davutoglu dans la journée.

    Elle en a d’ailleurs parlé dimanche à Strasbourg avec le président français François Hollande. Berlin et Paris sont sur la même ligne : ils considèrent que la Turquie a un rôle absolument déterminant dans la résolution de la crise migratoire.

    La semaine dernière, l’UE a approuvé les modalités de financement d’un fonds d’aide de trois milliards d’euros promis en novembre à la Turquie, qui devait s’engager en échange à « prévenir les départs depuis les côtes turques vers la Grèce et à réadmettre les migrants ne pouvant prétendre à l'asile en Europe ».

    Ou encore à « renforcer la lutte contre les filières criminelles de passeurs ». Mais pour l’instant, les flux de réfugiés désireux de rejoindre l'Europe ne montrent quasiment pas de signe d’essoufflement.

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