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    Moyen-Orient

    La Turquie bombarde des zones kurdes dans le nord de la Syrie

    media Image d'archive de l'aéroport militaire de Minnigh en août 2013, qui a été bombardé ce samedi 13 février par l'artillerie turque. Zein Al-Rifai / AFP

    La Turquie, mettant en application ses menaces, a bombardé samedi des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes. Selon des sources kurdes syriennes, c'est la base aérienne de Minnigh, dans le nord de la province d'Alep, qui a été prise pour cible par les artilleurs turcs. L'armée turque a par la suite confirmé ces frappes ainsi que d'autres menées dans le nord-ouest du pays contre des cibles du régime syrien.

    Avec ces bombardements, la Turquie a visé plusieurs positions tenues en Syrie par les milices kurdes du PYD. Et notamment l'aéroport militaire de Minnigh, situé entre la ville d'Alep et la frontière turque.

    Cette position très importante était contrôlée par des groupes rebelles depuis l'été 2013. Il y a quelques jours, les miliciens kurdes s'en sont emparés à la faveur de l'offensive menée par le régime syrien contre la rébellion, et avec l'appui, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), de l'aviation russe.

    Pour expliquer la décision turque de frapper les positions kurdes de Syrie, deux éléments peuvent être avancés. D'abord, le PYD est considéré comme la branche syrienne du PKK, le mouvement rebelle kurde de Turquie, qui est actuellement en conflit ouvert avec Ankara.

    Ensuite, depuis le début de l'offensive menée par les forces de Bachar el-Assad dans le nord d'Alep, les miliciens kurdes de Syrie sont accusés par l'opposition et par la Turquie de faire le jeu du régime, et de profiter de cette offensive pour s'emparer des positions tenues jusqu'à présent par les rebelles.

    Pour la Turquie, bombarder les positions du PYD revient donc à soutenir indirectement la rébellion syrienne, au moment où celle-ci semble sur le point de rompre, face aux coups portés par ses adversaires.


    Querelle entre Ankara et Washington sur le PYD

    C'est un coup de billard à plusieurs bandes qui se déroule dans le nord d'Alep, où les Kurdes sont soutenus par les Américains, alliés de la Turquie, mais appuyés également par les Russes, dont les bombardements leur avaient permis de prendre le contrôle de cette base la semaine dernière, explique Alexandre Billette, notre correspondant à Istanbul. Alors que Washington et Moscou ont annoncé vouloir mettre « fin aux hostilités » en fin de semaine dernière, Ankara répète son message : hors de question pour la Turquie d'y associer les forces kurdes qu'elle considère comme « terroristes ».

    Ce samedi soir, Washington a exhorté la Turquie à cesser de frapper les Kurdes et le régime syrien.

    Il y a à l'heure actuelle une polémique entre Ankara et Washington sur la nature du PYD
    Jean Marcou Chercheur à Sciences Po Grenoble et spécialiste de la Turquie 13/02/2016 - par Daniel Vallot Écouter

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