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    Moyen-Orient

    Turquie et Arabie saoudite veulent s'impliquer davantage en Syrie

    media Un appareil Boeing F-15S Eagle de l'aviation militaire saoudienne. Photo: Eagleamn; source: Wikipédia

    Très nombreuses déclarations et prises de positions ces dernières 48 heures sur le dossier syrien: ce samedi 13 février, ce sont deux autres pays impliqués indirectement dans ce conflit qui font entendre leur voix, l'Arabie saoudite et la Turquie. Les Saoudiens déploient des avions sur une base turque et cela pourrait n'être qu'un premier pas.

    Une vingtaine d’avions saoudiens seraient arrivés ce samedi 13 février au matin sur la base militaire d'Incirlik qui accueille déjà des appareils de l’Alliance atlantique (Otan), indique notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette. Et pour le ministre turc des Affaires étrangères, l’hypothèse d’envoyer des troupes au sol ne peut être écartée. Et tout en prenant soin de relativiser : il s’agit d’un vœu, assure-t-il, pas encore d’une stratégie déjà établie.

    Au-delà de cette volonté politique affichée aujourd’hui par le chef de la diplomatie turque, certains analystes s’interrogent déjà sur la viabilité d’une telle opération, qui placerait la Turquie dans une position très délicate alors que le pays est en pleine crise avec la Russie, présente elle sur le terrain en Syrie.

    Bref une déclaration qui s’apparente à un coup de menton d’Ankara. « Nous enverrons des troupes s’il existe une stratégie », a dit le ministre turc Mevlut Cavusoglu. Un message qui s’adresse peut-être davantage à ses alliés, et particulièrement à Washington, afin de ne pas laisser sur le terrain syrien le champ libre à Moscou et à Téhéran.

    Première fois

    C'est la première fois que la Turquie indique aussi clairement se tenir prête à envoyer des troupes du côté syrien de la frontière. Avec tout de même plusieurs précisions importantes : d'abord cette intervention n'aurait pour objectif que de lutter contre l'organisation Etat islamique, il ne s'agirait donc pas officiellement de venir en aide aux rebelles syriens, ensuite, cette intervention se ferait sous le commandement de la coalition anti Etat islamique, c'est à dire sous le commandement de l'armée américaine.

    L'initiative est d'ailleurs saluée par Washington, qui demande aux pays de la région de s'investir davantage dans la lutte contre Daech. Alors, bien entendu, dans le contexte actuel, ces déclarations turques suscitent un grand nombre d'interrogations : d'abord sur les intentions réelles d'Ankara et de Riyad : les deux pays ont-ils vraiment la volonté et en ce qui concerne l'Arabie saoudite les moyens d'engager des troupes sur le sol syrien ?

    Quelles seraient ensuite les conséquences d'une éventuelle intervention au sol de troupes envoyées par ces deux pays : le régime syrien a, d'ores et déjà prévenu que ce serait innaceptable. Et la Russie, par la voix de son Premier ministre Dmitri Medvedev a estimé qu'une telle intervention ferait prendre le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale.

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