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    Moyen-Orient

    Les Kurdes, cibles prioritaires de la Turquie en Syrie

    media Photo d'archive: Le 27 juin 2015, à la frontière turco-syrienne, un soldat turc observe au loin Kobané, en Syrie, où les combats font rage entre l'organisation Etat islamique et combattants kurdes. AFP PHOTO/BULENT KILIC

    En Syrie, les violents combats se poursuivent dans la région d’Alep, où la situation devient de plus en plus complexe. Depuis samedi, la Turquie bombarde des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, alors qu’une vingtaine d’avions russes ont mené des dizaines de frappes contre les rebelles islamistes.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    L'artillerie turque a tiré des dizaines d’obus de gros calibre contre les forces kurdes qui avancent vers les dernières positions des rebelles islamistes dans la région frontalière de Azaz, au nord d’Alep. Cette ville, située à cinq kilomètres de la frontière, est attaquée à partir de l’ouest par les Kurdes et du sud par l’armée régulière syrienne.

    La crainte de la Turquie est de voir les Kurdes faire la jonction entre les trois régions qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie : Hassaké, au nord-est, la ville de Kobané et ses environs, et le nord d’Alep, plus à l’ouest. Cela permettrait aux Kurdes de contrôler une bande de plusieurs centaines de kilomètres le long de la frontière avec la Turquie. Pour Ankara, ce serait un scénario catastrophe qu’il faut à tout prix éviter.

    Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a affirmé que les tirs d’artillerie turcs montrent que pour Ankara, le véritable ennemi sont les Kurdes et non pas les jihadistes de l’organisation Etat islamique.

    Pour sa part, le député syrien Omar Oussi n’a pas exclu, dans une interview accordée à la télévision russe, une intervention terrestre turque contre les régions kurdes en Syrie. Membre de la délégation du régime aux négociations de Genève, ce parlementaire croit savoir qu’Ankara aurait reçu le feu vert de l’Otan pour mener une telle opération.


    ■ Les attaques de la Turquie viennent compliquer les relations entre Washington et Ankara.

    Les Etats-Unis ont essayé de calmer le jeu, indique notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet, demandant aux Turcs de cesser leurs tirs d'artillerie visant la branche armée des Kurdes syriens.

    Le porte-parole du département d'Etat, John Kirby, a souligné que la Turquie et les milices du parti kurde de l'Union démocratique partageaient la même menace posée par le groupe Etat islamique.

    « Nous sommes inquiets de la situation au nord d'Alep et nous nous efforçons de faire baisser les tensions de tous les côtés », a-t-il résumé.

    La question kurde reste une source constante de tensions entre les deux pays. Si les Américains sont d'accord pour reconnaitre le PKK comme une organisation terroriste, tel n'est pas le cas pour le PYD et sa force armée, l'YPG qu'ils considèrent comme des alliés dans la lutte contre les djihadistes.
     

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