Réécouter
Ecouter Paris, écouter les villes du monde
Ecouter Bobo-Dioulasso avec les enfants
Ecouter les villes du monde
 
GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
Aujourd'hui
Lundi 30 Mai
Mardi 31 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent
    Le Real Madrid remporte sa 11e Ligue des champions en battant l'Atlético Madrid aux tirs au but (1-1 après prolongation)
    Moyen-Orient

    Syrie: Obama et Poutine vont coopérer pour appliquer l'accord de Munich

    media Un combattant de l’armée syrienne monte la garde avec son arme au nord d'Alep, le 18 janvier 2016. REUTERS / Abdel Rahman Ismail

    Le président américain Barack Obama s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine pour discuter de la situation en Syrie, a annoncé dimanche 14 février le Kremlin. Sur le terrain, la Turquie poursuit ce dimanche ses frappes contre des positions kurdes du nord de la Syrie.

    Les deux dirigeants ont eu une « évaluation positive » de l'accord pour la cessation des hostilités en Syrie décidé lors de la conférence de Munich cette semaine. Tous deux ont « convenu d'activer la coopération à travers les canaux diplomatiques et d'autres structures dans le but d'appliquer l'accord » de Munich, a précisé le communiqué du Kremlin. Côté américain, on insiste sur le fait que Barack Obama a exhorté Vladimir Poutine à mettre fin aux bombardements de l'aviation russe contre les « forces de l'opposition modérée » en Syrie.

    A l'issue d'intenses discussions à Munich (sud de l'Allemagne), les Etats-Unis, la Russie et leurs principaux alliés - en dehors des parties syriennes - sur ce dossier ont appelé à une « cessation des hostilités » d'ici une semaine.

    Les bombardements turcs compliquent la donne

    Mais l'équation du conflit syrien s'est encore compliquée. En cause : le bombardement par la Turquie de zones contrôlées par les Kurdes et le déploiement d'avions de combat saoudiens sur une base turque. De son côté, la Russie met en garde contre une intervention terrestre d'Ankara et Ryad.

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est resté sourd aux appels de son allié américain, nous indique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh, et son artillerie a repris, ce dimanche, le pilonnage de positions kurdes à l’intérieur de la Syrie.

    Des dizaines d’obus de gros calibre ont visé les alentours de l’aérodrome militaire de Minnigh, à 10 kilomètres de la frontière, repris cette semaine par les Kurdes aux rebelles pro-turcs. Des projectiles se sont aussi abattus, dans la nuit de samedi à dimanche, sur la ville de Deir Jamal, dans le même secteur. Selon l'agence de presse turque Anatolie, des positions tenues par les milices kurdes aux alentours de la ville syrienne d'Azaz, dans le nord de la province d'Alep, ont également été frappées.

    Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a qualifié les bombardements turcs de « provocations ». Selon Rami Abdel Rahman, la Turquie veut adresser un message fort aux Kurdes qui ont, selon elle, franchi une ligne rouge. Elle est très inquiète, surtout, que les Kurdes contrôlent désormais 400 des 850 kilomètres de frontière avec la Syrie.

    Nouveau front

    Ankara entend contraindre le PYD à se retirer des positions conquises ces derniers jours, à la faveur de l'offensive lancée contre la rébellion par le régime de Bachar el-Assad. La milice kurde est en effet accusée par l'opposition syrienne, et par la Turquie, de s'être alliée au régime syrien pour prendre en tenaille la rébellion. 

    De fait, selon l'OSDH, les rebelles qui défendent la localité de Tal Rifaat, à 40 kilomètres au nord d'Alep, subissent une double menace : celle exercée au sol par les miliciens kurdes, et dans les airs, par l'aviation russe. Interrogé par l'agence Reuters, un responsable du PYD a refusé de céder aux injonctions de la Turquie, et de renoncer aux territoires conquis récemment dans le nord de la province d'Alep.

    L’artillerie turque est aussi entrée en action beaucoup plus à l’ouest. La télévision officielle syrienne a rapporté la chute de cinq obus dans la province de Lattaquié, où les Kurdes ne sont pas présents, et où l’armée régulière syrienne avance face aux rebelles soutenus par Ankara. Un nouveau front est en train de s’allumer entre la Syrie et la Turquie. Si rien n’est fait pour le pacifier, il pourrait devenir le plus dangereux de tous.


    L'Iran met en garde l'Arabie Saoudite

    L’Iran a mis en garde dimanche 14 février l'Arabie saoudite contre l'envoi de troupes en Syrie après le déploiement d'avions de combat saoudiens en Turquie, a rapporté la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam.

    « Nous ne permettrons certainement pas que la situation en Syrie évolue conformément à la volonté des pays rebelles. Nous prendrons les décisions nécessaires le moment venu », a déclaré l'adjoint du chef d'état-major des forces armées, le général Massoud Jazayeri.

    Des avions de combat déployés

    Ryad a déployé des avions de combat sur une base aérienne en Turquie pour officiellement « intensifier » ses opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. De son côté, un responsable militaire saoudien a affirmé que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie dans le cadre de la coalition antijihadiste.
    (avec AFP)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.