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    Moyen-Orient

    En Syrie, beaucoup d’acteurs étrangers et autant de stratégies

    media Une image du ministère de la Défense russe, datée du 11 février 2016, montre les bombardements de l'armée russe en Syrie. REUTERS/Ministry of Defence of the Russian Federation

    Quelques jours après l’accord de « cessation des hostilités » annoncé à Munich le 12 février, la situation continue de se détériorer en Syrie. La Turquie frappe les forces kurdes syriennes et hausse le ton face à la Russie, qui soutient le régime de Bachar el-Assad. Quels sont les objectifs qui animent les acteurs non-syriens de ce conflit ?

    Turquie : lutter contre les Kurdes

    La Turquie soutient la rébellion syrienne avec comme objectif affiché le départ de Bachar el-Assad. En outre, Ankara est officiellement en « guerre contre le terrorisme », une appellation qui inclut la lutte contre le groupe Etat Islamique et contre la rébellion kurde du PKK, active dans le sud-est de la Turquie. Mais depuis le samedi 13 février, l’armée turque bombarde aussi en territoire syrien, visant les combattants kurdes syriens du PYD, liés au PKK. Ankara nie avoir envoyé des troupes au sol, comme l’affirme le régime de Damas. Selon le chercheur français Didier Billon, directeur adjoint de l’IRIS « les autorités turques ont une obsession : éviter en Syrie une situation identique à celle qui a permis de constituer une zone kurde autonome en Irak ».

    Arabie saoudite : contrer l’influence iranienne

    L’Arabie saoudite soutient l’opposition syrienne. On parle ainsi « d’opposition de Riyad » à propos du Haut Comité des négociations (HCN), cette coalition formée dans la capitale saoudienne en décembre 2015, incluant des groupes politiques et des rebelles armés. Par ailleurs, le royaume affiche ses efforts de lutte contre le groupe Etat islamique, en annonçant par exemple fin 2015 la naissance d’une « coalition internationale antiterroriste » composée d’une trentaine de pays musulmans. Riyad envisage désormais l’envoi de troupes au sol pour lutter contre le groupe EI. Cela dit, en Syrie comme au Yémen, l’implication de l’Arabie saoudite est liée à sa politique désormais assumée de lutte contre l’influence iranienne.

    Russie : soutenir Bachar el-Assad

    En intervenant militairement en Syrie à partir de septembre 2015, la Russie a bouleversé l’échiquier syrien. Moscou ne fléchit pas dans son soutien à Bachar el-Assad, affirmant que ses opérations en Russie visent à lutter contre le terrorisme. En Occident, on relève que les frappes russes visent tous les groupes qui luttent contre Bachar el-Assad. Et le groupe Etat islamique reste peu concerné par les bombardements russes. Pour la Russie, l’enjeu est aussi celui de la relation avec l’Occident, déjà dégradée depuis le conflit en Ukraine. « Nous avons glissé dans une nouvelle guerre froide », a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, le 13 février.

    Iran : affirmer son influence régionale

    Allié de longue date de la Syrie, l’Iran reconnait avoir dépêché des conseillers militaires ces dernières années pour défendre le pouvoir de Bachar el-Assad. En réalité l’implication militaire de Téhéran semble inclure des combattants iraniens, engagés aux côtés de miliciens libanais du Hezbollah ou d’Afghans. Pour la République islamique, il s’agit d’affirmer son influence régionale et de se présenter en acteur incontournable dans la région, dans le contexte de la fin de la crise nucléaire et de la levée des sanctions internationales.

    Occidentaux : lutter contre l’EI

    Formée à l’été 2014, la coalition internationale qui lutte contre le groupe Etat islamique est dirigée par les Etats-Unis. Sur le papier, elle compte plusieurs dizaines de pays membres, mais ce sont les Occidentaux (US, GB, France…) qui mènent l’essentiel des frappes en Syrie et en Irak. Au sein de la coalition, les stratégies évoluent : longtemps la France a limité ses frappes à l’Irak avant de les étendre à la Syrie en septembre 2015. Autre exemple, celui du Canada qui a récemment annoncé la fin de ses frappes en Irak et en Syrie.

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