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    Moyen-Orient

    Syrie: à l'ONU on craint un embrasement régional

    media Un canon turc tire en direction de la Syrie, près de la frontière à Kilis, dans le sud de la Turquie. BULENT KILIC / AFP

    Le conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à New York à la demande de la Russie alors que les tensions sont de plus en plus vives avec la Turquie. Ankara a menacé d'envoyer des troupes au sol en Syrie suite à l'attentat qui a tué 28 militaires et que la Turquie impute aux Kurdes, allié des Russes. Les diplomates onusiens craignent un embrasement régional et pointent la responsabilité de Moscou.

    Une diversion, une mascarade, une distraction... Les diplomates de l'ONU ne cachent pas leur irritation face à Moscou qui a présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité qui invite à respecter la souveraineté de la Syrie, à cesser les tirs et à abandonner toute tentative pour mener une intervention terrestre étrangère en territoire syrien. Le texte fait clairement allusion aux récentes menaces turques d'envoyer des troupes au sol mais il n'a aucune chance d'aboutir selon des diplomates, écrit notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Le représentant français, François Delattre, a d'ailleurs dénoncé vigoureusement l'hypocrisie de Moscou : « Il existe aujourd'hui un risque de guerre de grande ampleur, plus large encore que celui qui sévit en Syrie. Cette dangereuse escalade militaire est le résultat direct de l'offensive brutale dans le nord de la Syrie menée par le régime syrien et ses alliés. La Russie doit comprendre que le soutien unilatéral et inconditionnel qu'elle apporte à Bachar el-Assad est une impasse et une impasse extrêmement dangereuse. »

    Jusqu'où les Russes sont-ils prêts à aller en Syrie pour sauver le régime de Bachar el-Assad ? souhaient-ils une confrontation avec la Turquie ? En ont-ils seulement les moyens ? Ce sont les grands points d'interrogation qui décideront de l'avenir syrien.

    A Alep, le 4 février 2016. REUTERS/Abdalrhman Ismail

    Sur le terrain, les combats s'intensifient

    Le seul point positif de la semaine écoulée fut l'entrée de plusieurs dizaines de camions d'aide humanitaire dans des localités syriennes assiégées. Mais là où l'accord de Munich promettait une cessation des hostilités, on a vu au contraire les combats s'intensifier ces derniers jours.

    La Russie bombarde sans relâche les rebelles qui se battent contre le régime de Bachar el-Assad. Des raids qui ont touché plusieurs hôpitaux soutenus par l'ONG humanitaire Médecins sans frontières. De son côté, la Turquie a commencé à pilonner les forces kurdes syriennes. Ankara tente ainsi d'empêcher l'établissement d'une zone autonome kurde à sa frontière. Dans ce chaos syrien, l'émissaire spécial de l'ONU Staffan de Mistura juge qu'il n'est plus réaliste d'envisager la reprise des discussions de paix à Genève à la date prévue du 25 février 2016.

    Renforcé par l'intervention russe dans son pays, Bachar el-Assad proclame désormais son ambition de reconquérir l'ensemble du territoire syrien. Fait assez rare pour être souligné : l'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vitali Tchourkine a pris ses distance avec les propos du dirigeant syrien, estimant en substance que les déclarations de Bachar el-Assad contredisaient les efforts diplomatiques en vue d'un cessez-le-feu.
     

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