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    Moyen-Orient

    Washington et Moscou annoncent un cessez-le-feu en Syrie le 27 février

    media Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama, aux Nations unies à New York, le 28 septembre 2015. REUTERS/Kevin Lamarque

    Une trêve semble possible en Syrie. Le président Barack Obama s’est entretenu par téléphone lundi 22 février avec le président russe Vladimir Poutine. Washington et Moscou propose une cessation des hostilités à partir de samedi 27 février. Parallèlement, le président syrien Bachar el-Assad annonce que des élections législatives seront organisées le 13 avril prochain.

    Le cessez-le-feu entrera en vigueur en Syrie le 27 février à minuit heure de Damas (22h TU). C'est ce qu’indique un communiqué commun entre Washington et Moscou et diffusé ce lundi soir par le département d'Etat américain. Moscou et Washington, co-président le Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) comprenant 17 pays membres.

    « La cessation des hostilités s'appliquera aux parties prenantes au conflit syrien qui ont indiqué qu'elles respecteront et appliqueront les termes » de l'accord, précise le communiqué. Ces parties ont jusqu'au 26 février 12h locales (10h TU) pour faire part, aux Etats-Unis ou à la Russie, de leur adhésion à cet accord.

    Barack Obama voudrait que les opérations militaires de la coalition menée par les Etats-Unis, celles des armées syriennes et russes se concentrent sur le combat contre le groupe Etat islamique et le Front al-Nosra, branche d'al-Qaïda en Syrie.

    Le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble des groupes clés de l'opposition syrienne « accepte de répondre positivement aux efforts internationaux visant à instaurer un cessez-le-feu » en Syrie mais précise dans son communiqué que « son engagement est conditionné » à la levée des sièges des villes syriennes, la libération des prisonniers, l'arrêt des bombardements des civils et la livraison d'aide humanitaire. 

    « Un signal d'espoir »

    Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé toutes les parties à se joindre à l'accord pour faire reculer les violences, permettre d’étendre la livraison d'aide humanitaire aux zones assiégées et aller vers la transition politique.

    Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a salué « un signal d'espoir tant attendu pour la population syrienne ». Cette proposition de trêve intervient près de trois semaines après l'échec des négociations sous l'égide des Nations unies.

    Dans une déclaration lue à la télévision, le président russe a insisté sur la nécessité du dialogue entre Moscou et Washington pour la mise en place d'un cessez-le-feu et pour une lutte efficace contre le terrorisme. « Il est d'une importance crutiale que la Russie et les Etats-Unis en tant que co-présidents du groupe international de soutien à la Syrie, soient prêts à lancer un mécanisme efficace pour rendre le cessez-le-feu effectif et controler son application par le gouvernement syrien ainsi que par les groupes d'opposition armés », a-t-il déclaré.

    Ajoutant que la Russie « fera le nécessaire » pour que Damas respecte l'accord de cessez-le-feu en Syrie et espère que les Etats-Unis « feront la même chose » avec les groupes rebelles syriens, affirme Vladimir Poutine.

    Cet accord ne marchera que si Damas et Moscou changent de comportement sur le terrain, dit Londres. Paris sera « très vigilant » sur sa mise en oeuvre « de bonne foi par toutes les parties concernées », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault.


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    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Un flou total entoure les mécanismes d’application de cette trêve, et on ne sait rien de la partie chargée de sa supervision. Tout cessez-le-feu dans une guerre de cette étendue a besoin d’être surveillé. Or, l’accord russo-américain ne mentionne pas le déploiement d’observateurs. Et si un tel mécanisme est prévu in fine, il sera impossible de le déployer sur le terrain en quatre jours seulement, sachant que la trêve doit entrer en vigueur le 27 février.

    Autre obstacle : les exceptions prévues par l’accord de cessez-le-feu, qui ne s’applique pas au groupe Etat islamique et au Front al-Nosra. Si Daech contrôle exclusivement de larges pans du territoire syrien, il n’en est pas de même pour la branche syrienne d’al-Qaïda/al-Nosra et la plupart des autres groupes, qualifiés de modérées par les pays occidentaux et leurs alliés arabes, combattent ensemble et coopèrent étroitement.

    Dans la province d’Idleb, par exemple, al-Nosra est l’une des principales composantes de l’« armée de la conquête », aux côtés d’une multitude d’autres brigades islamistes. Par conséquent, il sera difficile de faire la distinction entre les bons et les méchants, puisque tous se battent dans la même tranchée.

    La trêve ne semble, pas, en tout, cas, avoir modifié le calendrier électoral du régime. Le président Bachar el-Assad a en effet signé ce lundi un décret annonçant l’organisation d’élections législatives le 13 avril prochain.

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