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    Moyen-Orient

    Syrie: optimisme et incertitudes après l'accord pour un cessez-le-feu

    media Un combattant de l’armée syrienne monte la garde avec son arme au nord d'Alep, le 18 janvier 2016. REUTERS / Abdel Rahman Ismail

    Après l'accord annoncé par Washington et Moscou en vue d'un cessez-le-feu partiel en Syrie, la question de son application est sur toutes les lèvres, ce mardi 23 février. Son succès dépendra pour beaucoup de la volonté des Etats-Unis et de la Russie à coopérer, en dépit de leur méfiance mutuelle, et de leur capacité à forcer leurs alliés sur le terrain à respecter les modalités de la trêve.

    Le cessez-le-feu devrait être accepté « sous conditions » par le Haut comité des négociations, qui rassemble des groupes-clés de l'opposition. Cet organisme précise que l'acceptation de cette cessation des hostilités, pour deux semaines d'abord, est conditionnée par la levée des sièges des villes syriennes, la libération des prisonniers, l'arrêt des bombardements des civils et la livraison d'aide humanitaire.

    John Kerry avait appelé toutes les parties à accepter ce plan. Dans la vision du secrétaire d'Etat américain, s'il est mis en oeuvre, le cessez-le-feu devrait permettre non seulement de faire reculer les violences, mais aussi d'étendre la livraison de l'aide humanitaire aux zones assiégées, qui en ont besoin de manière urgente, et aussi d'ouvrir la voie à une transition politique.

    → A (RE)LIRE : Washington et Moscou annoncent un cessez-le-feu en Syrie le 27 février

    Barack Obama n'a pas fait de grand discours après l'annonce de l'accord, commente notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain a insisté sur la nécessité du respect de la trêve par toutes les parties pour soulager les souffrances du peuple syrien.

    « L'accent doit être mis sur le combat contre Daech », a martelé Barack Obama. Après une réponse positive de la part de Damas, l'opposition armée doit dire d'ici vendredi s'ils acceptent les termes de l'accord, l'interruption des hostilités étant prévue pour minuit en Syrie samedi 27 février.

    Optimisme de Poutine

    Si à l'optimisme tempéré de l'administration américaine, Poutine a adopté un ton triomphant, écrit le Washington Post, c'est que pour lui, les termes de l'accord représentent une victoire, car les Etats-Unis vont désormais partager avec lui des informations qu'ils lui refusaient jusqu'alors. Depuis le début du conflit en Ukraine, Washington et l'Otan avaient en effet cessé toute coordination militaire avec les Russes. Artisan de l'accord, John Kerry a résumé le sentiment général en déclarant : « Nous sommes tous conscients que des défis significatifs nous attendent ».

    Après l'annonce de l'accord, le président Poutine a tenu un long discours, insistant largement sur la nécessité de revenir aux négociations politiques de Genève, rapporte notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne. « Le plus important c’est que les conditions sont en train d’être créées pour le lancement d'un vrai processus politique, à travers un large dialogue inter-syrien à Genève sous l’égide de l’Onu », a déclaré le président russe.

    → Lire aussi : Syrie: Obama et Poutine vont coopérer pour appliquer l'accord de Munich

    Pour Vladimir Poutine, il est important d'apparaitre comme celui qui prône le dialogue, bien que dans les faits, il soit l'allié de l'armée syrienne. Il est également important à ces yeux d'apparaitre comme le tenant d'une solution multilatérale impliquant l'ONU, bien que dans les faits, il ne dialogue qu'avec les Etats-Unis, dont le dirigeant, en fin de mandat, est un partenaire affaibli. Il est en train de réussir dans l'objectif de politique extérieure qu'il s'était fixé il y a deux ans, au moment de l'intervention en Ukraine : refaire de la Russie un des gendarmes du monde.

    Concernant la Syrie, avec la volonté déclarée de relancer le processus de négociation, il pourra toujours dire, en cas d'échec, qu'il a fait tout son possible. Il a été jusqu'à contredire son allié de Damas. Il y a quelques jours, la Russie a freiné l'enthousiasme de Bachar el-Assad qui affirmait vouloir reconquérir toute la Syrie. Au début de l'intervention russe en Syrie, fin septembre, Moscou avait parlé d'une opération qui allait durer trois mois. Le Kremlin doit maintenant trouver le moyen d'en sortir, au risque de s'enliser en Syrie.

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